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Hypersurveillance

« C’est pour votre bien ».

C’est chaque fois l’explication qui est donnée pour justifier la récolte, la compilation et le croisement de nos vies en chiffres, en codes et en classements. Et souvent, c’est vrai. Un croisement de base de données permet d’accéder à des droits universels sans même les réclamer, réduisant ainsi le non-recours à ces droits. Des fichages confidentiels sont nécessaires pour garantir la sécurité de chacun·e dans un Etat de droit. En échange d’informations parfois sensibles sur des aspects importants de nos vies, il est attendu que l’Etat se montre vigilant face à des risques connus ou soupçonnés.

Seulement, des événements tragiques comme l’affaire Dutroux ou les attentats ayant frappé plusieurs capitales européennes, dont la nôtre, ont accru les moyens dont devait disposer l’Etat. Avec une promesse à la clé : pour approcher au plus près du risque zéro, il faut passer de la vigilance à la surveillance.

Au centre du dispositif : la donnée. Cette information qui, une fois couplée et recoupée à d’autres, permet de définir des schémas, des probabilités et des orientations. Conséquence : nous perdons progressivement le contrôle de nos données et de leur circulation au profit d’un monde qui dessine des tendances entre le normal et l’anormal, et efface la ligne entre licite et illicite.

Mais de quelles données parlons-nous ? En quelles quantités ? Pour quels usages ? Avec quelles limites ? Avec quel contrôle démocratique ? Et quel droit de regard citoyen ?

Si l’on veut maintenir un modèle démocratique, il appartient à chacun·e d’être garant de sa vie privée. Dans cette enquête participative, Médor décortique avec vous comment une société, y compris au sein de la cellule familiale, bascule de la vigilance à l’hypersurveillance, et interroge : jusqu’où ira-t-on ?

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