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A Namur, des bodycams pour sauver la police

S’équiper pour surveiller. Episode 1

Alors que les citoyens n’hésitent plus à filmer la police avec leurs smartphones, les bodycams, posées sur l’uniforme, se sont bien installées dans les commissariats belges. Côté francophone, c’est la Zone de Police de Namur qui a ouvert le bal, sans demi-mesure.

Épisode 1 : une caméra pleine d’objectifs.

Cette investigation par épisodes est l’un des volets de notre grande enquête participative sur l’hypersurveillance à la belge. Après 7 publications sur la BNG, la base de données générale de la police, voici un focus sur les équipements de surveillance qui viennent en soutien aux agents.

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Juillet 2017. Une délégation de la ville de Namur s’envole pour Montréal. Objectif : entretenir des partenariats culturels et politiques avec la métropole québecoise. À bord, Olivier Libois, chef de corps de la Zone de Police de Namur, vient rencontrer ses homologues montréalais. Parmi les sujets de conversation, Libois s’intéresse de près à une phase test de bodycams, ou caméras piétons, dans cette ville où, en dehors de la taille, il décèle des similitudes avec le fonctionnement de son propre corps de police.. Ces petites caméras, que le policier porte sur son uniforme, souvent à la poitrine, servent à enregistrer les interventions et les interactions avec le public, à la fois au niveau de l’image mais aussi du son. La police de Montréal a décidé d’équiper 78 agents de bodycams de mai 2016 à avril 2017.
L’investissement financier consenti (1,1 million d’euros) est à la hauteur des objectifs du projet : investir dans une solution technologique pour renforcer « la transparence des interventions policières et la confiance des citoyens envers les policiers » et « favoriser [leur] sécurité ».

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Sarah Fabre. CC BY-NC-ND

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