4min

Maman, j’ai une boule dans le cou

Episode 1/3

Miracle Dome Whirl, Jones Siding, Iowa

Miracle Dome Whirl, Jones Siding, Iowa

Nels Olsen. CC BY-SA.

Il y a tout juste 35 ans, le nuage de Tchernobyl survolait la Belgique. Les autorités ont toujours affirmé que c’était sans danger. Mais le docteur Luc Michel, chirurgien spécialisé en maladies de la thyroïde, voit augmenter les cas de cancers chez les enfants…

26 avril 1986, le réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine explose. C’est le plus gros accident nucléaire jamais connu. À près de 1 800km de chez nous, un énorme nuage radioactif s’empare progressivement du ciel.

1er mai 1986, le nuage arrive au-dessus de nos têtes. Des particules radioactives, principalement d’iode, flottent dans l’air pendant quelques jours.

À ce moment-là, aucune recommandation n’est donnée à la population belge. Selon le gouvernement Martens IV, il n’y a aucun risque de contamination.

Ce n’est pas tout à fait ce que pense alors le professeur Luc Michel.

L’expérience américaine

Quelques années plus tôt, en 1979, le docteur Michel se trouve à Boston (États-Unis) avec sa femme et ses deux premiers enfants. À cette époque, à quelques 500km de chez eux, éclate l’accident nucléaire de Three Mile Island (Pennsylvanie).

Infiniment moins grave que celui de Tchernobyl, mais tout de même : les Américains prennent les devants et distribuent des comprimés d’iode à la population.

« C’est pour ça que moi, sept ans plus tard, en Belgique, avec ma fille qui avait neuf ans et mon fils sept, j’étais extrêmement sensibilisé. » Lors de l’accident de Tchernobyl, il n’hésite pas une seule seconde et en prescrit à toute sa famille.

Depuis lors, ce chirurgien belge conduit des recherches sur les cancers papillaires de la thyroïde chez les enfants au Centre Hospitalier Universitaire de Mont-Godinne.

Avant les années 1990, il n’avait jamais rencontré d’enfants atteints de cette maladie. Depuis Tchernobyl, il compte de …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3415 membres et 1686 coopérateurs

Médor est un média indépendant. Notre site ne contient pas de pub. Toutefois, il utilise quelques cookies pour faciliter son utilisation. Lisez notre politique de cookies pour en savoir plus.
En savoir plus