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On n’en a pas fini

Suivi et impact de nos enquêtes

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Valfret. CC BY-NC-ND

Google en Hainaut

Médor 43

Depuis 2010, le centre de données (data center) de Saint-Ghislain grossit, grossit, en silence, loin du regard politique et citoyen. Une foule nombreuse s’est déplacée à la Fabrique de Théâtre (Frameries) pour évoquer avec les journalistes Quentin Noirfalisse et Maïté Warland les besoins en eau, en énergie et les retombées économiques de ce mégaprojet (voir Médor 43). Et c’est pas fini puisque cet échange est visible sur YouTube (encore mieux via DuckDuckGo).

Les journalistes se (la) racontent

Médor 43

Des BD sur nos vies intimes, des docus sur nos familles et des livres sur les carnets de nos grands-pères. L’enquête de Chloé Andries et Céline Gautier sur le positionnement des journalistes (Médor 43) a parlé aux journalistes (ça alors !). Le prestigieux Global Investigative Journalism Network (GIJN) l’a épinglée dans ses « articles du mois », de même que la newsletter Médianes, consacrée aux médias.

Sauvons les sentiers

Médor 43 et medor.coop/sentiers

Des milliers de kilomètres de chemins publics accaparés par des privés, non entretenus, perdus dans les ronces. Notre enquête participative (web et Médor 43) a fait du chemin. Le magazine Ardennes & Alpes du Club alpin belge a demandé pour republier notre article. Excellente idée ! La republication est gratuite pour les revues non commerciales (dans le respect des conditions définies par nos licences libres Creative Commons).

La France nous regarde

Des médias français s’intéressent à notre petite histoire. Médianes revient sur notre fabrication en logiciels libres et loin des GAFAM, un choix (pas facile) fait il y a 12 ans et qui suscite, aujourd’hui, un regain d’intérêt. Et même Beau, le magazine des « nouveaux optimistes », consacre une double page au fait que nous nous soyons échappés de (certains) réseaux sociaux.

Inceste et adoption, le double tabou

Médor n°41

L’inceste, qui toucherait un enfant sur dix, serait-il encore plus difficile à dénoncer dans une famille adoptive ? L’enquête de Sung-Shim Courier (Médor n°41) soulevait cette question, entendait la parole de victimes et insistait sur la nécessité d’obtenir des statistiques officielles, qui tiendraient compte de ces situations particulières. Dans la foulée de ce travail, des groupes de parole sont en train de se mettre en place pour accueillir les personnes concernées par l’inceste et par l’adoption. Un reportage radio a été diffusé par l’émission Transversales de la RTBF (avril 2026). Contact pour les victimes : adoptieschakelconnecteert@gmail.com

Saint-Germain et Frère Dufour

Médor n°40

Germain Dufour, prêtre-ouvrier charismatique mort en 2023, aurait abusé de personnes précarisées qu’il accueillait dans son « Espace fraternel » à Liège. Dans son enquête pour Médor, Nicolas Taiana a identifié minimum 13 victimes supposées pour des faits de viols et d’atteinte à l’intégrité sexuelle. L’enquête journalistique a été reprise dans les médias, notamment Le Vif qui s’interrogeait sur « qui savait ? ». Un reportage pour l’émission Transversales a été diffusé en juin.

FC GLB

Médor n°42

Le président du MR est aussi le président d’un club de foot, les Francs Borains. L’enquête d’Olivier Bailly et Nicolas Taiana (Médor n°42) révélait les investissements substantiels réalisés par différents contacts de Bouchez pour sauver ce petit club du Hainaut. Le jeudi 9 juillet 2026, un nouvel apport de 1,6 million d’euros via Georges Chebib (société 3C) et l’ex-Diable rouge Marouane Fellaini était inscrit au Moniteur belge, au profit de la société des Francs Borains. Au total, celle-ci a reçu 3,2 millions en 2026. Le président du MR, qui a mis 300 000 euros, détient 750 actions sur les 1 083 de la société. Il a donc investi 12 % du capital mais détient 69 % des actions. Un enrichissement potentiel assumé. Et une certitude : l’argent, c’est le pouvoir.

Il n’y a pas de petit profit

Médor n°3

Pendant plus de dix ans, une ancienne gérante d’agence bancaire s’est opposée au groupe Crelan (ex-Crédit agricole) à propos de crédits logement (voir l’enquête d’Anne-Cécile Huwart dans Médor n°3). La banque facturait les intérêts de prêts hypothécaires trop tôt, ce qui générait de petits profits sur des milliers de dossiers (et donc de gros profits). Dix ans plus tard, le procès au pénal se déroule devant la 89e chambre correctionnelle de Bruxelles. Le parquet entend confisquer 1,7 million d’intérêts indument collectés. Les audiences se poursuivent à la rentrée.

Nuits

Médor n°43

Hervé (prénom d’emprunt) a consommé du contenu pédopornographique pendant 20 ans. Dans son récit (Médor n°43), Olivier Bailly revenait sur le parcours de cet homme à la sexualité déviante, qui n’a pas trouvé de structure pour l’accompagner et prévenir un passage à l’acte. On y découvrait l’UPPL, l’Unité de psychopathologie légale qui coordonne SEOS (Service d’écoute et d’orientation spécialisé), une ligne d’écoute anonyme pour les « fantasmes sexuels déviants ». L’annualisation du financement était décrite comme source de tension. Le cabinet Coppieters annonçait en avril 2026 à Médor : « Un premier train de conventions quinquennales est en cours de déploiement. » Quatre mois plus tard, à la mi-août, l’UPPL n’était toujours pas dans les wagons et, pire, l’asso n’avait pas encore reçu ses subventions de 2026, passant par des crédits (avec intérêts) pour maintenir l’activité. Par ailleurs, 60 auteurs de faits délictueux sont sur liste pour un suivi, avec délai d’attente d’environ un an. La prévention, une priorité ?

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