6min

Les jeunes au garde-à-vous

Recrutement à l’armée

Dix-milliards d’euros pour les armes, mais combien pour les bras ?
La Défense consacre 11,5 % de ses moyens à son personnel et à la recherche de recrues qui collent à ses normes. Bienvenue dans la machine à trier.

1000084141 (2)
Wild Mongrel. CC BY-SA

« Nous avons absolument besoin de recrues, donc c’est une bonne idée. » Au micro de Matin Première, en février 2025, Theo Francken, ministre de la Défense, déploie le lexique de l’urgence. La menace est là, le contexte géopolitique gronde et les rangs de l’armée belge paraissent creux. La « bonne idée » ? Le lancement d’un service militaire volontaire (SMV) pour remplir les casernes. La méthode tient dans une lettre : quelque 130 000 invitations expédiées en novembre 2025 à tous les jeunes de 17 ans du Royaume. Une démarche inédite qui ressemble furieusement à un appel préventif sous les drapeaux.

Un an plus tard, la communication alarmiste a fonctionné comme un aimant sur une Gen Z que l’on disait allergique à l’effort : 3 248 candidatures ont été enregistrées pour le service militaire volontaire. Pour l’état-major, c’est un départ en fanfare. Pour les jeunes qui postulent, c’est le début d’un tri drastique. Car derrière ce pari politique se cache un entonnoir logistique. Sur ces milliers d’ardeurs réveillées, seules 500 personnes franchiront la porte de la caserne en septembre 2026. Bienvenue dans la machine à trier de l’armée.

Machines, au rapport !

Ces journées d’épreuves principales dé-
marrent au nord de Bruxelles, derrière les grilles closes de l’hôpital militaire à Neder-over-Heembeek. Elles sont ouvertes tant aux candidats au service volontaire qu’aux candidats au recrutement permanent, les parcours de sélection étant identiques. À l’accueil, l’ambiance oscille entre celle d’un hall de gare et celle d’une salle …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Il suffit de cliquer sur le bouton blanc, ci-dessous.

Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période découverte (bouton jaune) vous donne gratuitement accès à l’ensemble de nos articles durant 15 jours, sans engagement.

Ensuite, si vous estimez que notre travail journalistique indépendant (vous) est utile, vous pourrez toujours nous apporter votre soutien en vous abonnant. Merci

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3831 abonnés et 2114 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus