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Fontinoy accusé d’avoir perçu un pot-de-vin de 50 000 euros

Exclusivité Médor/Le Soir

Vastapane Fontinoy
Pauline Rivière. CC BY-NC-ND.

Selon une enquête de Médor et du Soir, un témoin accuse Jean-Claude Fontinoy, l’ancien homme de confiance du commissaire européen Didier Reynders, d’avoir accepté une enveloppe de 50 000 euros. C’était en 2017. Il s’agissait d’intervenir dans l’explosif dossier des fonds libyens.

Au début de l’été 2017, Jean-Claude Fontinoy, alors expert au cabinet du ministre MR Didier Reynders, aurait reçu un montant cash de 50 000 euros de l’homme d’affaires Aldo Vastapane. Pour quel motif ? Pour trouver une solution politique au litige opposant le prince Laurent à la Libye, État sommé par un jugement belge de 2014 de lui rembourser 48 millions d’euros investis à fonds perdus dans un projet environnemental.

Ces accusations de corruption figurent dans un procès-verbal réceptionné à la fin de l’année dernière par le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer. Le P.-V. a été rédigé par un magistrat expérimenté. Celui-ci affirme avoir assisté à une réunion privée, à l’automne 2020, où un membre du groupe Vastapane a évoqué la remise de ces 50 000 euros. Selon le P.-V., la personne soudoyée est l’actuel président du conseil d’administration de la SNCB, Jean-Claude Fontinoy. Le magistrat témoin de la confidence a dénoncé les faits en vertu de l’article 29 du code d’instruction criminelle. Cet article de loi oblige « toute autorité constituée, tout fonctionnaire ou officier public (…) qui, dans l’exercice de ses fonctions acquerra la connaissance d’un crime ou d’un délit » d’en « donner avis sur-le-champ au procureur du Roi ».

Avec M. Fontinoy, on se trouve au cœur des rouages essentiels de l’État belge. Du moins jusqu’au départ de Didier Reynders pour son poste actuel de commissaire européen. De 1999 à 2019, cet administrateur de nombreuses sociétés publiques ou para-publiques a travaillé dans tous les …

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