11min

Poulets sans tête

belgaimage-49861-full1.jpg
Belgaimages. Tous droits réservés.

La faillite policière est annoncée. Manque de personnel, démotivation, burn-out… La « base » reproche à la direction de la police de laisser pourrir la situation. Bientôt, les missions essentielles ne pourront plus être assurées. Tout profit pour la N-VA qui n’aura plus qu’à pousser sur le bouton : régionaliser, scinder ce grand corps de l’État qui titube.

Policiers d’en bas. Démoralisés

Petite devinette : combien d’enquêteurs restent mobilisés sur le scandale de corruption du Kazakhgate qui, depuis trois ans, fait trembler le MR, parti du Premier ministre Charles Michel ? Il y a deux policiers à temps partiel dans le cockpit. Le gouvernement peut dormir tranquille jusqu’aux élections générales du 26 mai 2019. « En France, ils sont sept, souffle un flic agacé. Nos voisins sont plus nombreux, le pays est plus grand, chacun le sait. Mais les trafics d’influence au sommet des deux États ont été les mêmes et l’enquête avance plus vite à Paris. » Ce n’est pas neuf. Il y a tout juste dix ans, la Belgique, l’Allemagne et d’autres ont reçu un colis que seul notre pays n’a pas su ouvrir. Un fichier transmis par un lanceur d’alerte et contenant les petits secrets bancaires de plusieurs grosses fortunes planquées au Liechtenstein.

Chez nous, aucune n’a été sanctionnée. Dès 2009, le grand patron de la poste allemande, lui, était jugé et condamné pour fraude organisée. Depuis une éternité, la police financière belge laisse filer des râles de colère. « Nous sommes une république bananière ! », ose un commissaire principal. Une terre d’impunité…

En décembre 2015, le premier numéro de Médor a révélé « le goût amer des pilules Mithra » : des contraceptifs commercialisés par le leader du marché belge, dopé par les subsides. Depuis plus de trois ans, une instruction judiciaire vise son ancien manager François Fornieri. Aujourd’hui, le parquet de …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 2779 membres et 1715 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus