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Comment Google a sauvé notre bourse diversité

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Axel Korban. CC BY-SA.

Dans l’épisode précédent, Sabri Derinoz, notre météorologue « diversité », se demandait ce que les lauréates de notre première bourse « boule à facettes » (interdite aux hommes blancs universitaires) avaient retenu de l’expérience.

Ni une ni deux, les autruches ont contacté Soulira Kerri ("des villages sous tension") et Diana Mandia ("Le temps des Espagnols") pour leur poser la question. Et bam. On en a appris une bonne. Figure toi, Sabri, que Soulira a cru, avant de postuler, que la bourse était… une blague, tant elle a galéré pour trouver les infos.

Au départ, elle était tombé sur l’annonce de cette bourse dans Médor, en s’adonnant à du troc avec ses amis (imaginons : j’échange un « Médor » contre 4 « Marie-Claire » ou « mon poids en pommes » contre deux numéros de cet excellent magazine). Intéressée, elle s’est donc rendue sur notre site internet pour en savoir plus (là, on prévient, les autruches s’enterrent) : « Par la suite, j’ai eu de grosses difficultés pour obtenir les conditions et les informations nécessaires afin de postuler même en utilisant le moteur de recherche sur le site de Médor ou en essayant de trouver l’info sur FB. J’ai même envoyé 2 mails via le formulaire de Médor (restés sans réponses). »

Hum.

Les infos sont si bien cachées que Soulira se demande alors si nous ne les avons pas planquées exprès, style dans des coins sombres du dark web, pour débusquer les plus fins investigateurs et décourager les mous du clavier de postuler à cette bourse de journalisme. Elle finit heureusement par trouver les infos. Mais alors, tu nous expliques comment tu as fait, Soulira ? Grâce à « Google qui, heureusement, est sur-puissant ».

Argl.

Résumons : Nous avons plein de belles idées chez Médor (relisez un peu notre ADN). Parmi ces magnifiques intentions : promouvoir la diversité dans nos équipes (en recrutant plus de femmes, de journalistes d’origines non-belges ou ayant des parcours professionnels plus divers) et s’affranchir au maximum de l’emprise des géants du web (notamment en travaillant avec des logiciels libres ou en refusant de payer Facebook pour qu’il fasse notre pub). Mais quand on lance notre bourse, le public-cible pense que c’est une blague, ne parvient pas à trouver le règlement sur notre nouveau site open-source et se voit, finalement, sauvé par Google.

Si on estime que les résultats de cette bourse sont une magnifique réussite, cela nous oblige un peu à repenser le processus… D’ailleurs, Pierre Burton, notre coach all inclusive de chez Actiris nous le répète depuis le début : « Il faut agir sur le positionnement. » Ce qui veut dire, en gros, que pour mieux refléter le monde dans sa diversité, il faut d’abord envoyer des messages clairs, et accessibles.
C’est clair.
Notre prochaine bourse est en gestation. On vous en parle très vite ! Et promis, on fera le max pour que vous parveniez à nous lire…

D’ici là, n’oubliez pas : Si vous avez des remarques constructives, des idées géniales, des conseils ou des seaux de tomates, envoyez-les à diversite@medor.coop.

Bisous Les Autruches


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