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On n’en a pas fini

Encore plus violent ?

Médor n°29, hiver 2022-2023

Depuis le 15 juillet 2022, le député fédéral d’extrême droite Dries Van Langenhove fait l’objet d’une demande de renvoi en correctionnelle pour infraction à la législation sur le racisme. Il s’en moque et, au Parlement, sous les couleurs du Vlaams Belang, il s’offrait fréquemment une petite tranche de monologue xénophobe et anti-système, contribuant à la violence croissante de la vie politique. Mais plus maintenant : le parlementaire suspecté de racisme a démissionné, à un peu plus d’un an des élections générales (Europe, État fédéral, Régions et Communautés, communes). Une bonne nouvelle pour le camp démocrate ? Non, pas vraiment. Libéré du Parlement, l’ex-député promet d’être plus virulent encore sur les réseaux sociaux.

Oui, c’est bien la peine de vivre

Médor n°25, hiver 2021-2022

Dans le Médor n°25, Olivier Bailly a suivi deux patientes atteintes d’un cancer et traitées par l’immunothérapie. Depuis une quinzaine d’années, des personnes jadis condamnées guérissent, écrivait-il, en pointant le fait que ce traitement efficace sur certains types de cancer n’exonérait pas les patients de ce mélange d’angoisse et de dépression si particulier. « La peine de vivre » : Médor et son journaliste ont reçu un prix de la presse écrite pour cette enquête délicate, délivré par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le 4 février dernier, la Fondation contre le cancer a confirmé l’augmentation notable du taux de survie dans les cinq ans qui suivent le diagnostic de cancer. Entre 1992 et 2019, 185 000 personnes supplémentaires ont survécu au cancer dans notre pays. L’immunothérapie et l’oncologie de précision y auraient contribué.

Duferco : 14 ans après les faits

Médor n°9, hiver 2017-2018, et medor.coop, avril 2018 et décembre 2021

À Bruxelles, en décembre dernier, l’ancien ministre wallon Serge Kubla et l’ex-CEO de la firme sidérurgique Duferco Antonio Gozzi ont comparu devant le tribunal de 1re instance de Bruxelles. Le parquet a requis trois ans de prison pour les deux. Mais on n’est pas au bout du processus. Après ce premier procès, il y aura la procédure d’appel. Un à deux ans d’attente, à nouveau. Comme Philippe Engels l’a analysé dans l’enquête web « Comment échapper à la justice (quand on s’appelle Stéphane Moreau) », un tel procès pour corruption est devenu rarissime, vu les lenteurs de la justice. Au cœur du procès ? Des commissions payées à l’ex-ministre par les affairistes italiens pour acheter les faveurs des autorités du Congo, où la firme italienne voulait se développer… alors que ses tentatives pour relancer l’acier en Wallonie (à Clabecq et à La Louvière) apparaissaient vaines. Les premiers versements suspects à Malte remontent à 2009. L’enquête policière a débuté en 2014 et elle a été clôturée en 2018. Il a fallu près de cinq ans pour organiser le premier procès, rien qu’en termes de procédure.

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