L’Appel des 100 pour un marché du travail décent

La fraude sociale organisée coûte cher à l’Etat, favorise l’exploitation au travail et cela reste un tabou

APPEL 100.JPG

À l’initiative de Médor, cinq partis politiques francophones sur six, les trois grands syndicats et un total de 100 personnalités ou organisations appellent à la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire sur les carences récurrentes de la lutte contre la fraude sociale organisée. Des réseaux criminels sévissent sans contrôle. Des moyens financiers considérables échappent à l’État et cela accentue des formes diverses d’exploitation au travail. La crise du Covid oblige à réagir.

C’est l’heure de se compter. Après un an d’enquête sur l’ampleur, l’impact et les dangers sociétaux de la fraude sociale organisée, qui prolifère aussi vite que le trafic de stupéfiants, Médor présente son « Appel des 100 ».

Appel des 100 pour un marché du travail décent, 25 février 2021


Il s’agit d’un argumentaire assez court, construit avec l’aide de spécialistes, qui débouche sur une recommandation claire : le Parlement est le lieu approprié pour ouvrir un débat ambitieux sur les carences de la lutte antifraude. Pas celle qu’on impute à celles ou ceux qui essaient de cacher de la TVA ou de se donner un peu d’air en cherchant la faille du côté de l’ONSS, chargé de récolter les cotisations sociales à l’échelle du pays. Non, cette fraude-là ne fait pas l’objet de nos enquêtes journalistiques.

Notre point de vue : nous avons confronté à la crue réalité de leurs tracas judiciaires les géants de la construction Ackermans & van Haaren et Besix, les entreprises d’Etat SNCB et Infrabel, le nouveau leader du titre-service Trixxo ou encore le nettoyeur industriel Activa. Et on aurait pu en épingler d’autres.

Derrière les mécanismes de fraude organisée qu’ils montent ou cautionnent, ces noms connus se jouent de la collectivité. Et l’État accepte son incurie sans pointer le lien direct avec le sous-financement des hôpitaux ou celui de la justice.

Esclavage moderne

Surtout, l’État, le gouvernement et le Parlement ont ainsi renoncé à lutter contre des formes massives et banalisées d’exploitation au travail. …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3310 membres et 1682 coopérateurs

Médor est un média indépendant. Notre site ne contient pas de pub. Toutefois, il utilise quelques cookies pour faciliter son utilisation. Lisez notre politique de cookies pour en savoir plus.
En savoir plus