La traite des êtres brésiliens : des « esclaves »

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Léo Gillet. CC BY-NC-ND.


UPDATE, 29 mai 2020

Fait rare, une firme leader du marché de la construction - CFE - était menacée d’une sanction judiciaire pour un chantier belge où il a été question d’ « artistes de cirque », de « singes » et même d’esclavagisme. Et voici cette firme condamnée à 3 ans d’interdiction d’activité, qui seront fermes en cas de récidive dans les trois prochaines années.


Quand on évoque le groupe CFE/Ackermans & van Haaren, on atteint les sommets de la puissance économique en Belgique. Dans l’ombre, ces derniers mois, une équipe d’avocats spécialisés en droit pénal et social a cherché à éviter tout coup de griffe à la réputation de ce groupe incarnant l’« establishment financier » du pays, comme on dit. Car il, y avait un petit caillou dans la bottine. Un souci judiciaire dont personne (ou presque) n’a parlé…

CFE et son sigle si reconnaissable là où tournent les grues, c’est du dragage de fleuves, de l’éolien en haute mer, de tous gros chantiers de construction et aussi de l’immobilier. Sur sa gouvernance veillent les administrateurs Luc Bertrand (portant le titre de baron), Renaud Bentégeat (ex-DG adjoint du groupe français Vinci, deuxième société mondiale en matière de construction et l’un des actionnaires de CFE) ou Philippe Delusinne (l’administrateur délégué d’RTL Belgium) qui est membre du comité d’audit.

Parmi les projets de CFE, on découvre l’esquisse de la gare maritime de Bruxelles, la route du littoral à la Réunion ou le nouveau beffroi de Tournai. Et dans le rétroviseur, un « petit » édifice moins prestigieux a crispé tout doux la direction d’une de ses nombreuses filiales : la SA CFE Bâtiment Brabant Wallonie, associée à la firme de construction Amart. En cause, un ensemble immobilier construit tout récemment à Uccle, au 40 de la Rue Egide Van Ophem. Aux abords d’une belle zone verte et de la gare renaissante de Calevoet, du résidentiel …

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