11min

Quand la Flandre tourne cosaque

russie-belgique
David Evrard. Tous droits réservés.

Alors que l’extrême droite flamande partait jadis au combat contre les Russes, les ennemis d’antan sont aujourd’hui enlacés dans une étreinte profonde. Knack est allé à la rencontre du lobby prorusse en Belgique. Son fer de lance, Kris Roman, « trouve que Staline a fait du bon boulot ».

Le plus grand fan de Vladimir Poutine du pays habite une maison mitoyenne dans la banlieue de Termon­de. En pénétrant chez Kris Roman, on est transporté dans une boutique de souvenirs à deux pas de la place Rouge. Très vite, on se trouve face à un bar flanqué d’une armoire à alcool remplie jusqu’au plafond de dizaines de bouteilles de vodka exquise.

Au mur sont placardés des drapeaux flamands et russes – aussi bien le drapeau contemporain que l’ancien étendard tsariste que les nationalistes brandissent aux manifestations. Une énorme carte du monde fait apparaître la Crimée comme une partie de la Russie. Sur la cheminée trônent de petites figurines vertes représentant les soldats russes sans insignes qui ont occupé secrètement la Crimée en 2012. Mais le clou du salon est incontestablement le sapin de Noël colossal orné de lumières aux couleurs du drapeau russe.

Non sans fierté, notre hôte nous emmène dans son étude. Derrière son bureau sont accrochés des portraits de Vladimir Poutine et du tsar Nicolas II, ainsi qu’un drapeau de Nouvelle-Russie, le nom que les nationalistes russes donnent à l’actuelle Ukraine orientale. Au-dessus de la porte, on lit en lettres menaçantes : LES RUSSES ARRIVENT. Les deux énormes ordinateurs Apple constituent l’épicentre d’Euro-Rus, le think tank dont Roman est le pivot. Euro-Rus milite pour une Europe « de Gibraltar à Vladivostok ». D’après son blog, l’association pourfend avant tout « la société multiculturelle américaine imposée » et « la domination du monde par les banquiers internationaux ».

Roman, la cinquantaine bien bâtie, fines lunettes, crâne rasé et ceinture noire de jiu-jitsu, n’a pas de mal à admettre son passé très à droite. Dans les années quatre-vingt et au début des années nonante, il militait pour le Vlaams Blok, fâché du nombre croissant d’immigrés à Bruxelles. Ce passé extrémiste qui l’a vu sympathiser ouvertement avec le IIIe Reich, Roman le qualifie de « péché de jeunesse » dont il s’est éloigné. « Quand j’avais 2 ans, je faisais pipi au lit. Aujourd’hui plus. »

C’est à la suite d’un voyage à Kiev, en 1998, que son cœur s’est définitivement mis à battre pour la Russie et qu’il a troqué Hitler pour Staline. « Je trouve que Staline a fait du bon travail. Je l’admire parce qu’il a gagné la Seconde Guerre mondiale. La non-reconnaissance de cette victoire en Occident me dérange. » Bien vite, l’amour devient passion dévorante. Aujourd’hui, Roman vit environ la moitié de l’année en Russie. L’ambassade russe lui a accordé un visa exceptionnel de deux ans. Il s’est fait rebaptiser par l’Église orthodoxe russe et envisage même, dit-il, la naturalisation.

Parfait inconnu sous nos latitudes, Kris Roman est pourtant un invité fort apprécié sur les plateaux de télévision russes. Il fait constamment l’aller-retour entre la Belgi­que et Moscou pour aller distiller, en qualité d’Occidental, ses opinions tranchées sur les sujets politiques brûlants. Il le fait principalement sur des chaînes de télévision locales, mais aussi sur des chaînes publiques de grande audience comme Rossiya 1, Pierviy Kanal et NTV. Bien qu’il n’ait qu’un diplôme A1 en électricité, les médias russes le reçoivent comme un influent politologue belge. Dans les émissions de débat à la russe, où les invités se volent férocement dans les plumes sous des salves d’applaudissements, le balbutiant Kris Roman apparaît comme une éminence raisonnée.

Kris Roman a, il faut le dire, une lecture quelque peu particulière des faits. « L’immigration de masse est une arme du capitalisme », lance-t-il à son public en russe mâtiné d’un accent de Termonde. « Vous avez vu qu’à Cologne, un millier d’immigrés ont violé des femmes le soir du Nouvel An ? Eh bien à Bruxelles, cela se passe tous les jours ! » Les émissions de télévision présentent Roman comme la voix de l’Européen moyen. « La propagande antirusse est encore pire aujourd’hui que pendant la guerre froide, assure-t-il. Tous les Euro­péens ont peur que la Russie ne les attaque. L’année dernière, le prince Charles a même comparé Poutine à Hitler. À Hitler ! » Consternation générale sur le plateau. « Grand Dieu, répond la présentatrice avec la déférence d’une mamie dont le chat vient d’être secouru du haut d’un arbre. C’est une bonne chose que vous soyez venu jusqu’ici pour nous dire tout cela. »

Outre son goût prononcé pour l’exagération poétique, Roman a remarquablement tissé son réseau au sein des services publics russes. Au barbecue annuel d’Euro-Rus donné en l’honneur de l’Ukraine indépendantiste pro-russe, le 11 mai, une congrégation de diplomates russes se réunit dans un jardin agrémenté de mobilier en plastique blanc, où se succèdent les discours en français, en russe et en anglais. On y retrouve aussi un certain Daniël Maes, père norbertin du monastère de Mar Yakub, en Syrie, qui prend résolument la défense de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad dans des interviews.

Euro-Rus mène également des actions pour projeter une autre lumière sur le conflit est-ukrainien. Ainsi, Roman s’est rendu plusieurs fois dans les Républiques populaires qui se sont détachées de facto de l’Ukraine depuis la révolution de Maidan. Il y a notamment interviewé Igor Girkine, l’ancien ministre de la Défense de la Républi­que populaire de Donetsk accusé d’avoir commandité le tir de missile qui a abattu le vol MH17, faisant 298 victimes. Le 30 septembre 2016, Roman a ouvert une exposition photographique au Centre culturel et scientifique de Russie, à Saint-Josse-ten-Noode, où il a échauffé les esprits avec des photos atroces et des dessins d’enfants de la zone de guerre ukrainienne. L’exposition a fait l’objet d’une vaste couverture dans les journaux télévisés de Rossiya 1, deuxième chaîne la plus populaire de Russie.

Un Russe dans la cuisine

Le goût de l’extrême droite pour la Russie est un phénomène que l’on observe un peu partout en Europe. Le FPÖ autrichien et la Ligue du Nord (Lega Nord) italienne entretiennent un partenariat avec Russie unie, le parti du président Poutine. Frauke Petry, jusqu’à il y a peu présidente d’Alternative für Deutschland, a été reçue en février à Moscou. Geert Wilders fera lui aussi escale en Russie l’année prochaine, après de longues tergiversations. Le Front national de Marine Le Pen a de son côté reçu un prêt de la part de la Russie en vue des élections. « Tout comme Poutine, ce sont des antimondialistes qui ont une aversion pour la démocratie libérale, explique le chercheur Anton Chekhovtsov, qui étudie les liens entre la Russie et l’extrême droite à l’Institut des sciences humaines de Vienne. Ils voient la Russie comme un contrepoids face au modèle de civilisation américain. »

Dans cette sinistre parade nuptiale, un rôle notable revient à Jean Thiriart, idéologue bruxellois et collaborateur condamné qui a donné un nouvel élan à l’eurasisme à partir des années soixante. Malgré ses sympathies fascistes, Thiriart a progressivement élaboré un plan d’alliance géopolitique entre l’Europe et l’Union soviétique. Filip Dewinter, figure emblématique du Vlaams Belang, est un grand admirateur du travail de Thiriart et s’est converti à l’eurasisme. « J’ai toujours été partisan d’une Europe allant de Vladivostok à la mer du Nord. L’Europe doit s’affranchir de Washington et tourner son regard vers Moscou. »

De l’autre côté de la frontière linguistique, les partis d’extrême droite se tournent aussi explicitement vers Moscou. Le Parti populaire de l’avocat bruxellois Mischaël Modrikamen se revendique sans complexe prorusse et plaide résolument pour la levée des sanctions financières et économiques. Mais au Vlaams Belang, le virage à l’est est en cours depuis déjà un bon moment. Ce parti, qui, dans ses premières années, se souvenait avec nostalgie et admiration du départ courageux de la légion flamande vers l’Est pour combattre les Russes lors de la Seconde Guerre mondiale, considère aujourd’hui le président russe comme le protecteur des traditions chrétiennes.

Dans les années quatre-vingt, Filip Dewinter manifestait devant l’ambassade d’Union soviétique en clamant le slogan « Plutôt un missile dans le jardin qu’un Russe dans la cuisine ». Aujourd’hui, il encense le « leadership musclé » de Poutine : « En Russie, on pense encore de façon saine sur le plan ethnique et culturel. Le Rideau de fer avait l’indéniable avantage de dresser une barrière physique contre tous les apôtres du progressisme et de la multiculturalité. » Pour faire valoir son engagement, Dewinter veut introduire une motion à la Chambre pour la suppression des sanctions financières et économiques européennes à l’encontre de la Russie.

En Gagaouzie

L’instigateur de ce revirement est l’ex-député flamand Frank Creyelman, un ancien du VMO qui dirige aujourd’hui la section malinoise du Vlaams Belang. En 2016, Creyelman fut le premier membre du parti à se rendre dans un pays de l’ancienne Union soviétique en qualité d’« observateur électoral » pour le compte de l’Eurasian Observatory for Democracy & Elections, une ONG pilotée depuis la Belgique. Le 19 mars, il assiste ainsi à la troisième élection successive d’Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie.

Bien que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ait constaté une fraude électorale massive lors des élections biélorusses, Creyelman défend le scrutin. « Ce n’était peut-être pas complè­tement tip top, mais on ne peut pas s’atten­dre à ça dans cette région. »

Après ses escapades à Minsk, Creyelman devient un habitué des missions d’observation. En février 2014, il se rend dans l’illustre Gagaouzie, une région turcophone de Moldavie qui s’est exprimée alors pour le resserrement de ses liens avec la Russie. Mais sa mission la plus marquante est sans conteste celle de Crimée, où il observe le déroulement du référendum controversé sur l’indépendance aux côtés de ses collègues députés Christian Verougstraete et Jan Penris. Observer est peut-être un grand mot, cela dit, car, d’après plusieurs témoins directs, le matin du scrutin, Creyelman est déjà dans un état peu glorieux. Il conteste cette interprétation des faits, même s’il reconnaît que la tradition russe du lever de coude lui joue quelquefois des tours. « En Russie, même les musulmans boivent de la vodka. »

russie-belgique-lobby
David Evrard. Tous droits réservés

Au Vlaams Belang, on assure avec la plus grande fermeté que les députés n’étaient pas là au nom de leur parti. Le président Gerolf Annemans les semonce vertement pour leur démarche, mais n’impose aucune sanction. « Gerolf se trouve aujourd’hui dans une fraction européenne avec Marine Le Pen, qui reconnaît la légitimité du référendum de Crimée, fait remarquer Creyelman. Il a dû s’adapter à la position prorusse. » Le fait que le trio n’ait pas été formellement sanctionné est symptomatique de la progression du camp prorusse au sein du Vlaams Belang. Quand Creyelman emmène une délégation parlementaire à Moscou en 2015, auprès des néonazis grecs d’Aube dorée en 2016 ou chez le dictateur syrien Bachar el-Assad un an plus tard, des pontes du Vlaams Belang sont toujours de la partie, Dewinter en tête.

Pour Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang, cette évolution pose une difficulté : au parti, le sentiment antirusse domine toujours, et, dans le conflit ukrainien, la sympathie va plutôt à Kiev. Van Grieken souligne que son parti n’a pas à choisir un camp définitivement mais n’exclut cependant pas de jouer la carte anti-OTAN aux élections de 2019. « Nous sommes suffisamment intégrés en Europe et je n’ai pas l’impression que nous pourrions être attaqués par la France ou par l’Allemagne. Pourquoi, dans ce cas, avons-nous besoin de l’OTAN ? »

Au turbin pour Poutine

La Russie se sert des partis qui lui sont favorables pour remuer les divergences au sein des sociétés occidentales. Simultanément, des politiciens prorusses sont mobilisés massivement dans des médias financés par le Kremlin, comme Russia Today (RT) ou Sputnik. Par exemple, RT donne volontiers la parole à des politiciens comme Tom Van Grieken ou Aldo Carcaci, député PP, au sujet de l’actualité européenne. Pour Frank Creyelman, cette sélection d’intervenants quelque peu singulière est tout ce qu’il y a de plus logique : « Pourquoi les médias russes offriraient-ils une tribune à des personnes hostiles à la Russie ? Mais mon engagement prorusse ne fait pas de moi une marionnette. Je n’ai jamais été forcé de dire quoi que ce soit contre mon gré. »

Parallèlement, les partis sont mis à contribution pour des tâches électorales. Dans ce système, l’Eurasian Observatory for Democracy & Elections (EODE) joue donc un rôle clé. Sa direction quotidienne est assurée par Luc Michel, un ancien bras droit de Jean Thiriart qui se profile aujourd’hui sur le marché comme un antifasciste. À l’EODE, il s’est spécialisé depuis quelques années dans ce qu’il appelle la « diplomatie parallèle ». L’ONG a ainsi organisé, au cours de la dernière décennie, des missions électorales dans pratiquement tous les pays de l’ancienne Union soviétique. Ces missions rassemblent la fine fleur de l’extrême droite européenne, même si des clandestins de partis d’extrême gauche comme Syriza ou Die Linke sont parfois aussi présents.

Une rencontre avec Luc Michel est une expérience. L’homme trapu aux lunettes sombres, tout de noir vêtu (« Je ne suis pas néonazi, j’aime simplement m’habiller en noir ») et au crâne rasé (« Je ne suis pas skinhead, je préfère simplement les cheveux courts »), insiste pour enregistrer l’interview avec une caméra dont il éteint la fonction vidéo. Avec un fort accent carolo, il se lance d’une voix tonitruante et pleine d’assurance : « J’étais déjà prorusse du temps de l’Union soviétique. Sans la Russie, les États-Unis auraient le monde pour eux tout seuls. »

Aujourd’hui, Michel se décrit avec fierté comme « le lobbyiste prorusse le plus en vue de Belgique ». Il se considère comme un national-communiste : un nationaliste voulant remettre l’économie entre les mains de l’État. Sur le plan idéologique, il s’identifie, dit-il, à des modèles politiques comme Slobodan Milošević, Mouammar Kadhafi et Joseph Staline. « Si j’avais vécu au temps de Staline, il ne fait aucun doute que j’aurais été staliniste. J’admire Poutine parce qu’il a fait une synthèse du communisme et du tsarisme. »

Au bout d’une demi-heure, Luc Michel interrompt notre discussion. « J’interviens dans cinq minutes dans un débat sur la Catalogne sur la chaîne publique iranienne Press TV », dit-il en cherchant précipitamment son téléphone. Michel s’insurge au téléphone contre la « pseudo-démocratie » espagnole et la méthode « franquiste » avec laquelle Madrid gère le référendum catalan. « Vous oubliez que l’Espagne est une colonie des États-Unis, rugit-il avec aplomb dans son téléphone. En tant que membres de l’OTAN, la Belgique, la France et l’Espagne participent au néo-colonialisme européen en Afrique. Je considère qu’il relève de ma mission personnelle d’affaiblir l’OTAN en attisant les oppositions internes dans des pays comme l’Espagne. »

Sur plus de cent missions d’observation organisées, Michel n’a émis de réserves qu’une seule fois. « Lors de l’élection présidentielle de Transnistrie de 2011, j’ai conseillé de faire invalider le résultat. » D’après Michel, la Belgique a bien des choses à apprendre de la transparence électorale régnant dans des pays comme la Russie ou l’Arménie. « En Belgique, toutes les élections sont truquées. Le ministère de l’Intérieur contrôle tout, et il est entièrement dans la poche du Parti socialiste. »

Une alliance temporaire

Roman, Creyelman et Michel soulignent tous trois qu’ils ne touchent « pas un rouble » pour leurs efforts et leur engagement. Euro-Rus et l’EODE fonctionnent grâce aux dons, assurent leurs initiateurs. « Nous sommes généralement invités par le parlement local. Nous demandons seulement la prise en charge de nos frais de déplacement et de logement », affirme Michel. Pourtant, selon Christian Verougstraete, politicien Vlaams Belang qui a suivi le référendum de Crimée sur invitation de l’EODE, « il était clair que l’EODE était financé par le pouvoir russe ».

En se chargeant elle-même des missions d’observation, la Russie fait mine de donner un semblant de légitimité aux élections. « Le régime russe sait pertinemment que l’OSCE va rejeter le scrutin, explique le chercheur Chekhovtsov. En déléguant des missions constituées d’observateurs prorusses, le régime crée une version alternative. N’oubliez pas que la population russe se considère européenne. C’est la raison pour laquelle le régime a besoin d’Européens pour dire que les élections se sont déroulées correctement. La manœuvre ne fonctionnerait pas avec des observateurs non européens. »

lobby-russie-belgique
David Evrard. Tous droits réservés

Chekhovtsov suspecte que l’alliance entre Poutine et l’extrême droite est une stratégie de fortune avec laquelle le Kremlin ne se sent pas tout à fait à l’aise. « Avec la répression des protestations de 2011 et l’annexion de la Crimée, le régime s’est mis lui-même hors jeu, poursuit Chekhovtsov. Mais qu’on ne s’y trompe pas : il préférerait largement avoir des alliés dans les familles politiques traditionnelles. Moscou veut normaliser les relations le plus rapidement possible, mais ne semble pas disposée à des concessions pour y parvenir. Cette position rend un rapprochement inenvisageable pour les partis au centre de l’échiquier. À long terme, le Kremlin rêve d’obtenir l’élection d’un leader prorusse, mais dans l’état actuel des choses il serait déjà très satisfait d’une normalisation. »

Cette perspective semble se dessiner. Ainsi, l’idée de restituer à la Russie son droit de vote au Conseil de l’Europe, qu’elle a perdu à la suite de l’annexion de la Crimée, bénéficie d’un appui grandissant. Le Premier ministre Charles Michel a lui aussi répété à maintes reprises que l’Europe doit maintenir le dialogue avec la Russie. Fin janvier, il s’est rendu à Moscou pour une rencontre avec le président Poutine et le Premier ministre Medvedev. Cette visite dénote une tentation croissante de normaliser les relations diplomatiques avec la Russie, en dépit des sanctions. Et si les admirateurs affirmés de la Russie se trouvent aujourd’hui presque exclusivement dans les milieux d’extrême droite, l’intérêt porté à l’Est grandit aussi dans les partis traditionnels. « Des parlementaires N-VA me posent régulièrement des questions très intéressées sur la situation en Russie, glisse Filip Dewinter. Je me fais naturellement un plaisir de les éclairer. »

Dernière mise à jour

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3415 membres et 1686 coopérateurs

Vous avez une question sur cet article ? Une idée pour aller plus loin ?

ou écrivez à pilotes@medor.coop

Médor est un média indépendant. Notre site ne contient pas de pub. Toutefois, il utilise quelques cookies pour faciliter son utilisation. Lisez notre politique de cookies pour en savoir plus.
En savoir plus