Rendeux, terre en reprise

Flamands en Ardenne. Episode 3/3

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Lionel Jusseret.

Interdire la construction de nouveaux gîtes, jouer sur les taxes pour éviter que la commune ne meure en semaine. Après la ruée immobilière, le monde politique local tente de reprendre la situation en main.

« Bien sûr que vous pouvez partir avec le calendrier. »

Nous avions laissé Nicole De Moor, employée au syndicat d’initiative au village de Marcourt, lors de l’épisode 1.

Elle nous expliquait le chapelet d’activités qui émaillent l’été, et, de plus en plus, les hivers dans la commune. « Il n’y a plus de basse saison. Les touristes, et surtout les seconds résidents, essentiellement néerlandophones, passent de plus en plus de temps dans la région. »

Dans le calendrier, on ne découvre pas que la date du repas thématique (L’Italie, avec la chorale « À Coeur Ouvert ») de juin à Ronzon, un village voisin. On peut aussi consulter la liste pantagruélique des gîtes recensés dans la commune. Il y en a 70. Contre 4 campings, 6 chambres d’hôtes et quatre hôtels.

Bon, à côté de la Roche-en-Ardenne, et ses 200 gîtes officiellement recensés, Rendeux fait office de petite joueuse. Mais la commune compte deux fois moins de superficie et une plus grande densité d’habitants.

Alors, 70 gîtes, c’est trop ? Cédric Lerusse, le bourgmestre de Rendeux, veut stopper l’inflation et réduire la création de nouveaux gîtes, surtout ceux ayant une capacité de plus de six personnes.

Aucun local ne pourra payer ce prix-là.

Si les gîtes hérissent dans le nord de l’Ardenne, c’est parce qu’ils modifient le vivre-ensemble. Petit détour explicatif, par le bourgmestre lui-même. « Je reçois très souvent des coups de gueule de jeunes qui cherchent des terrains, des maisons. Je comprends cette situation, mais il faut préciser que les jeunes cherchent …

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