3min

« Mais pourquoi les Croates ne le font pas eux-mêmes ? »

3.jpg
Frédéric Rébéna. CC BY-NC-ND.

En 1997, la paix est revenue en Croatie suite aux accords de Dayton. Des membres de l’OTAN, dont la Belgique, fournissent un contingent de Casques bleus. Réal se porte volontaire pour aider au déminage du pays lors d’une mission des Nations Unies.

Ex-Yougoslavie. 1997. Une prairie près de la rivière Drava. Réal observe, concentré, le paysage bucolique. Il entend le clapotis de la rivière et les feuilles dans les arbres. Ce champ de mines, marqué d’un panneau à tête de mort, c’est son lieu de travail.

Réal tente d’apercevoir à l’œil nu le dessus d’une mine mal enterrée. En vain. « Je commence à sonder le terrain avec un détecteur. On travaille à deux. Soudain, je touche quelque chose de suspect, ça sonne. Je me mets à genoux. Avec une pique en acier, je repère une mine de 30-40 centimètres de diamètre. Mon co-équipier s’éloigne et je reste seul à déblayer la mine à la main. » C’est l’instant le plus dangereux. « À un moment, je sens que ça va moins bien, je me lève, je fais quelques pas en arrière, je souffle un peu. Puis je reprends. Quand je suis prêt, je dévisse le plateau à pression et retire délicatement l’allumeur. Je ne prends pas la mine à la main : si elle est piégée, elle explosera en un dixième de seconde. J’attache une corde à sa poignée. Je m’éloigne de vingt-cinq à trente mètres et la tire à distance. »

Un champ de mines

« J’avais envie de partir à l’étranger, découvrir des munitions inconnues. » Réal et ses collègues sont emmenés à la frontière entre la Croatie et la Serbie, pas loin de Vukovar. Sur place, ils aperçoivent des ponts et villages détruits, des épaves de véhicules …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3442 membres et 1686 coopérateurs

Médor est un média indépendant. Notre site ne contient pas de pub. Toutefois, il utilise quelques cookies pour faciliter son utilisation. Lisez notre politique de cookies pour en savoir plus.
En savoir plus