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Droit de suite

Médor remet le nez dans ses articles passés

Bouchez et les renvois d’ascenseur, grève chez Bpost, reconnaissance d’abus sexuels par l’évêché de Liège… Médor remet le nez dans ses articles passés.

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Bravas Graphix. CC BY-NC-ND

FC GLB

Médor n°42, printemps 2026

Dans son dernier numéro, Médor détaillait comment Georges-Louis Bouchez utilise ses deux casquettes de président du MR et du club de foot des Francs Borains afin de servir des intérêts publics et privés. Son ancien chef de cabinet, Axel Miller, a signé une « lettre de confort » de 250 000 euros pour soutenir le club en mal de liquidités en 2023/24.

Bouchez allait-il renvoyer l’ascenseur à Miller, lui qui était pressenti depuis fin 2025 pour prendre la tête de la SFPIM, le bras financier de l’État belge ? « Absolument pas », s’était offusqué GLB. Le 25 mars, pourtant, le président du MR a annoncé, sur ses réseaux, la nomination de Miller à la présidence de la SFPIM. Une annonce polémique qui a même entraîné la démission du vice-président de l’invest public. Ex-CEO de Dexia (Belfius), Miller incarne la débâcle de cette banque, sauvée puis démantelée par l’État. La SFPIM doit désormais vendre 20 % des parts de Belfius. La boucle est bouclée.
N.T.

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Mélanie Utzmann-North. CC BY-NC-ND

B-POST

Médor n°42, printemps 2026

Mi-mars, le Médor n°42 est arrivé dans vos boîtes aux lettres, quelques jours avant une importante grève chez Bpost, dont le personnel s’opposait au décalage de ses horaires de travail. Que pouviez-vous, justement, lire dans ce numéro ? Une enquête sur Bpost, qui court comme une poule sans tête derrière le marché des colis, quitte à nouer des partenariats avec Temu ou Amazon, dont l’impact social et environnemental est désastreux.

Pour tenir le rythme, le personnel doit s’adapter sans cesse. Le facteur, qui bossait tôt le matin et saluait votre grand-mère au passage, devient livreur le soir et le week-end, avec une petite machine qui bipe s’il perd du temps. Or, Bpost n’est pas une entreprise comme les autres. Elle est détenue majoritairement par l’État. Quel service doit-elle, dès lors, rendre à la société ? C’est une question qu’il serait temps de poser.

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Morgane Griffoul. CC BY-NC-ND

SAINT-GERMAIN ET FRÈRE DUFOUR

Médor n°40, automne 2025

L’automne 2025 de Médor avait commencé par des révélations visant Germain Dufour. Prêtre-ouvrier, ex-sénateur Écolo, il accueillait depuis les années 1970 des sans-papiers, sans-abris et/ou toxicomanes dans son « Espace fraternel », à Liège. Il aurait abusé de ces personnes très précarisées, selon les nombreux témoignages que nous avons recueillis. Médor avait établi une liste de minimum treize victimes supposées pour des faits de viol et d’atteinte à l’intégrité sexuelle.

Mort en 2023, Dufour a emporté avec lui une enquête judiciaire qui le concernait pour ces faits, mais l’affaire refait surface depuis que La Dernière Heure a publié, de manière peu scrupuleuse, un courrier adressé à l’une des victimes par l’évêché de Liège. Daté du 20 mars 2026 et signé par l’évêque Jean-Pierre Delville, la missive reconnait – sans le nommer – qu’un religieux « a profité de sa position pour abuser […] régulièrement » d’adultes « vulnérables ».

L’évêque, pourtant interpellé dès 2015 par l’asbl Point d’Appui, n’avait signalé les faits au parquet qu’en 2021. Il vient donc de les reconnaitre, onze ans plus tard.
N.T. C.G

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