Vesdre : Vers une région laboratoire

xhendelhesse_004

Un naturaliste du Pays de Herve se désole : il a l’impression que les constructions continuent, comme avant les inondations. Les idées qu’il nourrit au sein de Natagora, les urbanistes du Schéma stratégique de la Vesdre les partagent aussi. Alors, on fait comment pour la suite ?

Quand il ne se passionne pas pour les avantages du miel dans les soins vétérinaires, Jean-Philippe Demonty se promène dans les paysages du Pays de Herve. Récemment, le vétérinaire et coordinateur de la section locale de Natagora a vu un panneau qui ne lui a pas trop plu.

« Là, vous voyez une prairie et la Berwinne qui coule dans le fond de l’image. Avec un bel alignement de peupliers. On est à Dalhem. Un promoteur veut bâtir sept maisons là-dessus. Mais en 2021, cette prairie-là, elle était complètement sous eau. Comment peut-on encore faire ça ? »

berwinne
Un projet de lotissements de 7 maisons. Derrière coule une rivière.
None. Tous droits réservés

Ce n’est pas le seul panneau de projet immobilier que Demonty a remarqué ces derniers mois. Un autre à Herve, juste au sud de l’autoroute E40, va sacrifier des belles prairies. Idem du côté de Henri-Chapelle. Une bonne vieille quatre-façades va « privatiser le paysage », comme le dit le vétérinaire, en bord de nationale à Thimister. Sans parler du dossier de la Zone d’aménagement communal concerté (ZACC) de Herve-Bolland. Ce zoning pour entreprises sur un site de 80 hectares est au coeur d’un bras-de-fer entre la commune et des opposants. Le projet se situe sur une ligne de crête côté bassin versant de la Meuse, mais juste à côté de celui de la Vesdre. « Il sera construit sur des prairies plates, c’est-à-dire qui peuvent absorber un maximum d’eau. En plus, ces prairies sont permanentes et constituent des …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : abonnez-vous à Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3404 abonnés et 1862 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus