Le making-of de notre enquête

vesdre-berge

Les trois journalistes et le photographe qui vous proposent cette descente dans les tortueux territoires de la Vesdre et de la Dyle ont un lien fort avec eux. C’est aussi pour ça qu’ils ont choisi ce sujet. Ce qu’on apprend sur une rivière renforce la connaissance de l’autre. Voici notre lettre de motivation.

Emmeline Van den Bosch

Plus de deux ans après les inondations de l’été 2021, à Wavre, le souvenir de ce que j’ai vu reste gravé dans ma mémoire, très clair, comme si c’était hier. Dans la vallée, les riverains de la Dyle ont le même sentiment. Cette impression qu’à chaque orage, on l’a échappée belle. Que tôt ou tard, les eaux reviendront. Peut-être plus violentes encore. Qu’il faudrait vraiment faire quelque chose. Ils s’appellent Étienne, Stéphane, Ann-Laure, Sophie. Toutes et tous, à leur façon, s’efforcent de nager à contre-courant. Quand on les rencontre, happés par les mots qu’ils choisissent de placer sur ce qu’ils ont vécu, on a l’impression d’y être. Les pieds dans l’eau ou les pieds dans le béton, c’est selon. De plus en plus souvent, d’ailleurs, les deux se confondent. C’est à qui prendra le plus de place. Les enchères grimpent et, à la fin, c’est toujours le riverain qui trinque. Et nous, quelque part en bord de rivière ou entre les arbres, on écoute, on observe. Et on vous raconte.

Quentin Noirfalisse

J’habite sur les hauteurs de Verviers, dans les Hougnes, à un kilomètre de là où ça a salement débordé. Ma première réaction a été d’aider un ami, aux Surdents, un quartier très amoché. Puis, le lendemain, de continuer vers Pré-Javais, le cœur ouvrier historique de la ville. Le mazout se mélangeait à la boue. Les gens étaient dans le pétrin, mais il y avait aussi une énergie qui se dégageait des décombres. Déblayage pendant …

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