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De l’impossibilité de travailler moins de 60 heures par semaine (3/5)
Textes (CC BY-SA) : Catherine Joie
Publié le
“On sait que si on n’est pas là, le travail ne sera pas fait, ou bien répercuté sur un autre assistant qui est tout autant débordé… Alors on reste et on travaille.”
Refuser l’opting out qui accompagne généralement les conventions de stages, est-ce un bon plan ? Un mauvais choix ? Une stratégie ? Un échappatoire ? Un luxe ?
C’est un droit, certainement, ainsi que le moyen le plus efficace de lutter contre des horaires débordants. Mais l’opting out est loin d’être rejeté en bloc par les assistant·e·s en médecine spécialisée de Bruxelles et de Wallonie, pour de multiples raisons détaillées ci-dessous.
Voici donc une liste non-exhaustive de mécanismes qui poussent ou contraignent les MACCS à accepter des horaires extensibles en milieu hôpital :
La dynamique générale.
« En première année, on débarque dans le système et on ne comprend pas où l’on met les pieds. On m’a présenté mon premier opting out comme un document pour faire des heures supplémentaires. J’ai demandé si j’étais obligée de le signer. On m’a répondu : “Non, mais tout le monde le signe”. Alors je l’ai fait. »
- Assistante en médecine interne, ULB.
Le rôle ambigu des supérieurs.
« Les personnes qui nous forment et nous évaluent pour l’obtention du diplôme, sont les mêmes …