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La poursuite

Episode 2/4

Mai 2018. La famille de Mawda veut retourner en Angleterre, où l’attendent de bons souvenirs et une communauté d’entraide. Lors d’une tentative de passage, leur camionnette blanche est prise en chasse par la police belge.

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Melanie Utzmann-North. CC BY-NC-ND

Ce qu’il me reste de cette nuit-là, celle du 16 au 17 mai 2018, c’est une petite phrase du leader nationaliste flamand Bart De Wever. En mettant en cause la responsabilité des parents, le président de la N-VA a donné corps à l’image de l’enfant-bélier. Comme si les parents de Mawda avaient pu brandir leur enfant tel un bouclier de protection face aux sirènes de la police. «  Je ne pense pas que l’on peut récompenser le comportement de gens qui coopèrent avec des criminels, organisant des trafics d’êtres humains avec des conséquences très tragiques, a déclaré Bart De Wever. On ne peut réclamer de mettre des policiers en prison pour ça. C’est inacceptable. Dire que c’est notre faute et que tout le monde est victime, ce n’est pas correct. » La NV-A était encore au gouvernement, à l’époque. Un de ses représentants, le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Theo Francken, a divulgué des informations confidentielles du dossier de demande d’asile de la famille de Mawda pour la discréditer. En partageant par exemple avec des journalistes l’info incomplète selon laquelle la famille de Mawda serait montée à bord d’un camion frigo. Alors que les parents ignoraient que le camion était réfrigéré : c’est seulement quand le conducteur a entendu des personnes à bord qu’il a allumé le système de refroidissement.

Or, ce qui a été gommé dans l’histoire de Mawda, c’est l’humanité de ces personnes qui sont criminalisées par le simple fait de …

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