« C’est une manière de désigner les enfants qui dérangent »

Les "troubles du comportement", catégorie fourre-tout

Dylan a-t-il un problème neurologique, un manque d’éducation, un trouble affectif ? Personne ne le sait. Dans le doute, pour le Dr Delvenne, il ne faut surtout pas envoyer les enfants dans l’enseignement spécialisé de type 3 !

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Comment tu te vois quand tu seras grand ? Les élèves de l’école des Fleuristes (centre pédagogique de Vlaesendael) à Bruxelles, enseignement spécialisé de type 1 et 8, ont accepté de répondre en dessin à cette question. Nous reproduisons leurs œuvres dans cette série d’articles.
Les élèves de l’école des Fleuristes. Tous droits réservés

L’enseignement spécialisé de type 3 s’adresse aux enfants ayant des « troubles de la personnalité et/ou du comportement ».

Si on parle de problèmes de comportements, n’importe quelle instit voit de quoi il s’agit : de ces enfants qui « piquent des crises » sans arrêt, qui hurlent quand on essaie de leur imposer quelque chose ou, au contraire, qui restent complètement mutiques malgré les sollicitations. Il y a aussi ceux qui parlent tellement mal qu’on ne les comprend pas, ceux qui sont drogués au sucre ou aux écrans, ceux qui ne tiennent pas en place. Et pour qui, malgré l’entrée en maternelles et la découverte de la vie en groupe, les choses ne s’arrangent pas.

On peut préférer l’ignorer mais, dans notre système scolaire actuel, avec ses grandes classes et sa pénurie de personnel, il y a des enfants qu’on n’arrive plus à gérer dans l’enseignement ordinaire.

Des enfants « plus abîmés »

Est-ce que c’est pire qu’avant ? « Oui », nous ont répondu à l’unanimité les dizaines d’instits, de directions, de psy, de spécialistes à qui nous avons posé la question. Partout, on s’inquiète de la fragilité croissante des familles, qui cumulent des difficultés …

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