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Les infrastructures publiques en Belgique ? Laisse béton

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Quand les ponts, les routes et les tunnels lâchent, c’est l’économie qui tousse et le moral qui trinque. Investissements faiblards, projets reportés et routes trouées. Qui mise encore sur les infrastructures de la Belgique ?

Cela vous fera une belle jambe lundi matin, quand vous serez de nouveau coincé dans les bouchons du tunnel Kennedy (qui passe sous l’Escaut, au sud d’Anvers), mais sachez qu’il y a un demi-siècle, ce tunnel marquait l’aube d’un temps nouveau, glorieux, filant à pleine vitesse. Mieux : c’était une porte vers la paix mondiale.

Le 31 mai 1969, pour l’inauguration, « des millions de francs de feux d’artifice ont été tirés », rapporte alors De Post, pour fêter cette merveille du monde (« le tunnel le plus large du monde »). Le gouverneur libéral Andries Kinsbergen décrit alors l’ouvrage comme « une nouvelle étape sur la voie du rapprochement entre les gens, condition indispensable à la compréhension mutuelle et à la solidarité ». La technique et la science, dit-il encore, « ouvrent la voie aux échanges intellectuels entre les peuples, qui est si nécessaire et élargit tant les horizons. Aujourd’hui, chacun d’entre nous est un élément du même grand courant international et devient ainsi citoyen du monde ».

Bien sûr, la raison première et principale de cette fièvre de la construction était la nécessité, en tant que ville et que (petit) pays, de ne pas rater le train d’une économie de plus en plus mondialisée. Mais la philosophie éclairée qui sous-tendait cet élan, au lendemain d’une guerre mondiale qui avait déchiré les pays et les populations, n’en était pas moins sincère. La paix entre les peuples et l’unification ont en effet joué un rôle dans …

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