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Texte (CC BY-NC-ND) : L’équipe de Médor
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On l’avait quitté en mars 2024 dans le Médor 38 (« Crevé de manifester ») et voilà qu’on retrouve le mouvement Code rouge « infiltré » par l’extrême gauche dans… le rapport de la Sureté de l’État, sorti en janvier 2026 :
Code rouge… sang ?
Médor 38, printemps 2025
On l’avait quitté en mars 2024 dans le Médor 38 (« Crevé de manifester ») et voilà qu’on retrouve le mouvement Code rouge « infiltré » par l’extrême gauche dans… le rapport de la Sureté de l’État, sorti en janvier 2026 : « Certains de ces groupes (NLDR, d’extrême gauche) tentent d’infiltrer de vastes mouvements citoyens tels que Code rouge et Stop Arming Israël. » Objectif ? « Radicaliser des personnes issues d’associations » ce qui pourrait « creuser un fossé rendant le débat de société impossible et, dans les situations les plus extrêmes, mener à des confrontations physiques, voire à des actes terroristes. » Pas certain qu’il faille attendre ces « infiltrations » pour une polarisation des débats…
Cockerill et l’hydrogène
Médor 33 – hiver 2023-2024
Il y a deux ans, Médor racontait le rêve du groupe wallon John Cockerill : devenir leader sur le marché de l’hydrogène vert. Tout en le liant à quelques contrats d’armement. Depuis lors, le groupe n’a pas chômé. En juillet 2025, il a racheté l’entreprise McPhy Energy en France, espérant combiner les technologies et savoirs afin de créer les électrolyseurs de demain. Histoire de doper la piste « hydrogène » pour la Belgique qui s’est fait sermonner par la Commission européenne sur son plan national « énergie-climat » (remis avec plus d’un an de retard !) ? La Commission y pointe des retards, des lacunes, des documents manquants, mais aussi des avancées, notamment pour l’exploration d’alternatives comme l’hydrogène (ou… le nucléaire). Médor avait souligné les liens entre le développement de cette énergie couteuse et quelques contrats d’armement dans la péninsule arabique pour équilibrer les comptes.
Nos chères consultances
Médor 34, printemps 2024
En mars 2024, Médor épinglait le recours massif aux consultants dans les sociétés du rail. Un an et demi plus tard, la Cour des comptes a sorti un rapport sur les consultances au niveau fédéral. Les entreprises publiques ferroviaires représentent 36 % des dépenses totales dans le domaine IT, un secteur alors pointé par Médor. Sur la base de 101 contrats de consultance pour 2,2 milliards d’euros TVAC (toutes organisations confondues), la Cour des comptes a constaté une phase de préparation non documentée dans 50 % des cas, une justification du recours à la consultance absente ou insuffisante dans 78,22 % des cas, des estimations de la valeur du marché peu réalistes dans 44,55 % des contrats et des décisions motivées absentes ou incomplètes dans 40,45 % des cas. Tout va bien. Le document souligne que « l’absence d’une stratégie pour encadrer le recours à la consultance induit un risque élevé de dépendance, notamment dans les domaines IT. Et (que) les consultants ont parfois accès à des données stratégiques, confidentielles ou sensibles ».
Erratum
Médor 41, hiver 2025-2026
Deux erreurs se sont glissées dans notre article sur Rossel.
Nous avons indiqué qu’il possédait 50 % de L’Écho avec Mediafin. Erreur, L’Écho est détenu par Mediafin, société possédée 50/50 par Roularta et Rossel.
Quant à la fille de Victor Rossel, elle s’appelle Marie-Thérèse (et non Marie-Hélène).