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On n’en a pas fini (Médor n°19)

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Les banques plantent Socfin

Médor n°14 : printemps 2019

En mars 2019, nous publiions une enquête sur la multinationale de l’huile de palme et du caoutchouc Socfin, détenue par l’homme d’affaires belge Hubert Fabri et le milliardaire français Vincent Bolloré. L’un des articles de ce dossier se penchait sur les tensions et les conditions de travail dans les plantations Socfin en Sierra Leone. À l’époque de notre séjour sur place, le gouvernement de la Sierra Leone, sous la pression d’ONG locales et internationales, avait lancé sa propre enquête pour régler les conflits entre de nombreux riverains et la société. Le rapport d’enquête aboutit à des conclusions similaires aux nôtres et à celles de plusieurs ONG sur le fait que les contrats de cession des terres ont été rédigés de façon très défavorable aux propriétaires des terres. L’enquête creuse moins les conditions de travail très difficiles dans la plantation, mais souligne que les tâches des travailleurs sont « excessives » et mal payées.

Par ailleurs, une plainte déposée par des ONG néerlandaises contre la banque ING, qui aide Socfin à se financer, a été jugée recevable fin janvier. Fin avril, l’émission Investigation de la RTBF, consacrée aux banques, interrogeait un travailleur se déclarant mineur sur une plantation Socfin au Cameroun. Ces images bousculaient ainsi une autre banque – Belfius – qui a retiré un fonds d’investissement finançant Socfin de son portfolio. Q.N.

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Comment danser avec une pieuvre

Médor n°6 : printemps 2017

  • « Je pense avoir été la victime d’escrocs français et belges cités dans votre article du numéro 6 de Médor. Vous pouvez m’aider ?
  • Euh, oui, monsieur, pourquoi pas ? Enfin, c’est-à-dire que… Je vais vous expliquer ce que j’en sais, moi, de cette histoire. Sachant que je ne suis ni juge ni policier… »

(Extraits d’une conversation remontant à avril-mai 2020.)

L’article en question « Danse avec la pieuvre » a suscité la réaction de quelques épargnants, dont celui-ci. Ce papier retraçait une vaste supercherie internationale : une pyramide de Ponzi, comme on dit dans le jargon. On vous promet de multiplier par dix ou vingt votre bas de laine en quelques semaines. D’autres « investisseurs » montent et… tout s’écroule un jour. Trois ans après cet article, voici qui a trinqué :

  1. Pas la tête de réseau, le Brésilien Rojo Filho. Il s’est fait passer pour fou et est sorti de prison, aux États-Unis.
  2. Pas le principal relais belge de ce Brésilien fortuné, répondant au nom prédestiné de Potvin. Il n’était pas à son procès, à Mons.
  3. Pas la clique de délinquants français qui ont collé aux basques dudit Potvin. Il n’y a aucune coopération sérieuse entre la justice des deux pays voisins.
  4. Mais qui, alors ? Ben, le petit secrétaire communal de Mons, sous Elio Di Rupo, à l’époque. Il s’appelle Pierre Urbain, il a été condamné en première instance et en appel, pour sa participation à une escroquerie internationale. Aux dernières nouvelles, il réclamerait tout de même des indemnités de licenciement abusif à la Ville de Mons. Ph.E.

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