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Des voisins très vigilants

LasnePLP

Marc Coppieters, chez lui

Colin Delfosse. CC BY-NC-ND.

« Les voisins veillent », avertissent encore certains panneaux de signalisation en Wallonie. Le lexique a changé, pour un plus sobre « partenariat local de prévention » (PLP), mais le principe reste le même : des riverains surveillent et alertent la police des risques de cambriolage. Lasne compte trois PLP. En une semaine, Médor y a observé du silence et du dialogue, de la solidarité et de la xénophobie, du calcul politique et de l’engagement citoyen.

Chantal Balthazart travaillait dans une banque à une époque où le cash circulait encore en masse. Guichets, clients, transferts de fonds, bref : « Il fallait faire gaffe. » C’est ainsi qu’elle est devenue « attentive » – pas tant aux personnes, « leurs vies ne me regardent pas », qu’aux comportements ou à son environnement. Désormais pensionnée, elle a gardé la sécurité comme réflexe.

Marc Coppieters est également à la retraite. Il partage d’autres points communs avec Chantal Balthazart : du temps libre, des archives bien tenues, une envie de s’investir, une conscience législative (« que dit la loi ? », « que ne dit-elle pas ? ») et une certaine sérénité. Même lorsqu’il raconte les cambriolages parfois violents vécus dans le voisinage.

Tous deux, Chantal et Marc, ont endossé il y a six ans, à six mois d’intervalle, le rôle de coordinateur de PLP (partenariat local de prévention) pour leurs quartiers résidentiels respectifs. Plancenoit-Lanternier pour elle, à l’extrême-ouest de la commune de Lasne ; Champ de Couture pour lui, plus au centre. Elle voulait que les cambriolages cessent ou diminuent ; il voulait connaître les bons gestes à adopter et en faire profiter les voisins.

D’après la définition proposée par le ministère de l’Intérieur, un PLP est un « accord de collaboration structuré » entre les habitants d’un territoire restreint, la police et les autorités communales. Il vise à « renforcer la sécurité et la qualité de vie » dans un quartier.

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