Des écoles trop belles pour eux

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Amélie Carpentier. CC BY-NC-ND.

En première secondaire, on choisit son école. Mais au fil des années, l’établissement reprend la main. Certaines écoles orientent les élèves qui ne leur conviennent pas – surtout les plus pauvres – vers d’autres établissements « plus adaptés ». Une situation souvent génératrice de souffrance. Bienvenue dans la machine à trier.

« Nous sommes des écoles secondaires traînant derrière elles une réputation tenace : celle de sélectionner nos élèves afin de garder une certaine homogénéité au sein de notre public. Dans le haut du panier, si possible. Qui sommes-nous ? »

Si vous aimez le comique de répétition, n’hésitez pas à poser cette devinette aux associations de parents ou à d’autres acteurs du secteur de l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

À chaque fois, votre interlocuteur vous offrira la même réaction. Un léger temps d’hésitation, un petit sourire, puis une réponse, souvent la même : « Mais enfin, vous savez, ce sont ces grands collèges de l’enseignement catholique ou bien les athénées très cotées. »

Pourquoi une telle unanimité ? Parce que cette situation n’est pas nouvelle. Pour Jacques Liesenborghs, cofondateur de la Confédération générale des enseignants (un mouvement pédagogique devenu aujourd’hui « Changement pour l’égalité »), il s’agirait même d’une « terrible lourdeur du système ». Historiquement marqué par une situation de concurrence féroce entre les écoles, l’enseignement « Made in FW-B » les pousserait donc à tout faire pour maintenir leur position concurrentielle sur le grand « marché » de l’enseignement. Et pour les établissements les plus réputés, cela revient à opter pour les élèves ayant les meilleurs résultats. Des élèves souvent issus de milieux plus favorisés.

Comment identifier ces établissements réputés ? Il suffit d’aller jeter un œil à un arrêté de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui établit un « classement » des écoles de un à vingt, sur base …

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