Les tox’, tellement visibles, si peu audibles

Les invisibles

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Serena Vittorio. CC BY-NC-ND.

On les repère facilement à Huy. Sur les quais de la rive gauche, de la rive droite, dans les bars, les friteries, les pharmacies, les squats... Beaucoup de Hutois ont même déjà vu des tox’ acheter leurs doses au coin de la rue Saint Pierre ou sur le banc situé le long de la Meuse, au pied du téléphérique. Et pourtant, Médor les a choisis pour sa rubrique des « Invisibles ». Eclairages.

Dimanche dernier, lors de la soirée d’ouverture de l'étape hutoise du Médor Tour à l’Exotica -plus couramment appelé "Chez Mamy"- un jeune couple installé depuis 4 ans sur la rive gauche de Huy, raconte : «La situation commence vraiment à nous poser question. Désormais, un soir par semaine, des personnes sonnent à notre porte vers 22h-23h et nous demandent de l’argent. Ils trouvent de bonnes raisons pour nous interpeller, comme, par exemple : «il me manque 3€ pour prendre le train» ; ou «j’ai besoin d’argent pour acheter de l’insuline». Or, nous travaillons dans le milieu médical et nous savons que celle-ci est gratuite ; ou «j’ai besoin d’argent pour acheter des couches pour les enfants» ; ou encore, ils cherchent un lift jusque Herstal, et si on refuse, ils demandent quelques euros pour payer le train. On ne se sent pas en danger, mais on réalise que ces personnes font la manche pour autre chose que ce qu’elles prétendent. Et cela nous attriste.»

Hier midi, la rédaction rencontre Nicolas [nom d’emprunt] sur la terrasse d’un snack proche de la place Saint-Pierre, rive gauche. Nicolas est le papa d’un toxicomane qui est emprisonné depuis 7 ans. Il n'y va pas de main morte: «Mon fils a aujourd’hui 33 ans. Quand il avait 20 ans, sa maman est …

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