5min

L’amour entre deux portes

Jean-Pierre tient un point presse et se lève aux aurores. Tüline jongle avec les horaires flexibles de Maxime, son compagnon cheminot. Sarah travaille comme infirmière aux soins intensifs. Leurs vies intimes sont façonnées par ces horaires décalés…

À 22 h, Maxime termine son shift. Tüline (34 ans) le rejoint à la gare pour faire l’amour. Les bars, les théâtres, les cinémas… Tout est terrain de jeu. Leur fougue résiste aux horaires changeants de Maxime à la SNCB : 6 h-14 h, 14 h-22 h, 22 h-6 h, avec une semaine de récupération. Le mois suivant, un nouveau cycle commence.

Tüline sait, en rejoignant Max­ime tard ce soir, qu’elle pourra se reposer demain. Elle s’adapte à ses horaires atypiques. C’est le début de leur relation. « On fait des trucs absurdes, genre se rejoindre avant que j’aille travailler et que lui aille dormir. Ou, le week-end, il rentre à 6 heures du matin, on se fait un petit-déj, on fait l’amour, puis on dort. C’est trop gai. »

Les années filent. Après cinq ans de vie commune, les horaires décalés sont devenus le principal problème de leur couple. Entre emménagement, bébé, nouveau travail pour Tüline, leurs corps – toujours amoureux – s’éloignent. « Depuis quelques mois, c’est le néant. On n’a pas eu un moment à deux. C’est trop difficile à trouver. Lui, il a encore du temps seul, il peut avoir une sexualité solo. Pas moi, je travaille la journée et après je suis avec ma fille. »

À contretemps pour soi

Sarah, 27 ans, infirmière en soins intensifs, jongle avec trois types de pauses : 7 h 30-15 h 30, 13 h 30-21 h ou 21 h-8 h. Thomas, son copain, est artiste peintre et travaille dans une …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Il suffit de cliquer sur le bouton blanc, ci-dessous.

Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période découverte (bouton jaune) vous donne gratuitement accès à l’ensemble de nos articles durant 15 jours, sans engagement.

Ensuite, si vous estimez que notre travail journalistique indépendant (vous) est utile, vous pourrez toujours nous apporter votre soutien en vous abonnant. Merci

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3562 abonnés et 2107 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus