10min

Commune, c’est quoi ton blaz’ ?

Tout ce que vous rêviez de savoir sur les armoiries

blasons.jpg
Melek Zertal. Tous droits réservés.

Des murs de la salle du Conseil au courrier communal, les blasons des localités wallonnes jalonnent nos existences officielles. Péruwelz l’a joué tranquille : juste un damier. Et Musson, plutôt « rock » avec un blason noir. Butgenbach affiche deux pelles croisées et Dison un mouton hélitreuillé. Mais comment choisit-on son blaz’ ?

CommunesBelgique-Peruwelz
Pérulwez. Blasonnement : Échiqueté d’argent et de sable de cinq tires.
Blason_Musson
Musson. Blasonnement : De sable à trois étoiles d’or posées deux et un.
Armoiries_de_Rolshausen
Butgenbach. Blasonnement : De gueules à deux pelles (parfois erronément des avirons) d’argent posées en sautoir, les manches en haut terminées en T.
Blason_Dison
Dison. Blasonnement : D’azur à trois navettes de tisserand, deux en sautoir, la troisieme brochant en pal sur les deux autres, auxquelles est suspendue par une chaine tissée, une toison, le tout d’or.

Pas blasée de symboles anciens, la commune d’Oreye (province de Liège) – sans blason – se serait bien approprié les armoiries locales d’Arnould d’Oreye-Montferrant dit de Rummen. « Mais il semblerait que cela soit compliqué », avance le bourgmestre Jean-Marc Daerden. Le Conseil d’héraldique et de vexillologie ne l’entend en effet pas de cette Oreye, car les armoiries sont déjà prises. « Pas question de prendre des armoiries à une famille sans son accord », explique François-Xavier Geubel, président du Conseil. Petit souci : on perd la trace des rejetons d’Arnould vers le XVIe siècle. « Si la descendance est éteinte, on ne peut pas réutiliser les armoiries, avance François-Xavier Geubel. Auparavant, on cassait ou on enterrait les armoiries avec la dernière descendance. »

Mais tout n’est pas perdu. La commune peut proposer n’importe quel gribouillis un peu coloré au Conseil et ça passera. Enfin plus ou moins. Il y a quand même quelques règles à respecter. Le blason doit être visible de loin. Il ne peut y avoir couleur sur couleur …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : abonnez-vous à Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3486 abonnés et 1883 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus