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La Bintje, menacée mais libre

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Paul D’Orlando. CC BY-NC-ND.

Comme Tintin ou Johnny, les pommes de terre sont protégées par le droit d’auteur. Mais au bout d’un certain temps, elles tombent dans le domaine public. Parmi les patates libres, la Charlotte, la Nicola et la légendaire Bintje, aujourd’hui en péril.

Quel est le point commun entre Marcel Proust et une Bintje ? Ne répondez pas que ni l’un ni l’autre n’intéressent Georges-Louis Bouchez, qui n’a d’yeux que pour les livres sur la Formule 1. Non, ce qui rassemble le chercheur du temps perdu et la princesse des fritkots, c’est qu’ils sont tous les deux dans le domaine public.

Le domaine public, il s’agit, selon Wikipédia, de « l’ensemble des œuvres de l’esprit et des connaissances dont l’usage n’est pas ou n’est plus restreint par la loi ». Pêle-mêle : un discours de Raoul Hedebouw au Parlement, le théorème de Pythagore, À l’ombre des jeunes filles en fleur, dudit Marcel, appartiennent au domaine public, car ils ne sont pas ou plus protégés par le droit d’auteur.

Ces œuvres de l’esprit nous appartiennent donc à tous. Elles peuvent être regardées, diffusées, jouées, modifiées, recréées et partagées. Mais jusqu’il y a peu, Médor ne savait pas que cela pouvait aussi concerner la Bintje.

De cette variété de pommes de terre légendaire, produite pour la première fois à Suameer, en Frise, par un directeur d’école qui la nomma du prénom d’une ancienne élève, au début du sombre XXe siècle, nous ne savions qu’une chose : la Bintje est en danger. Pas assez résistante au changement climatique, faible face à la sécheresse qui nous guette, la Bintje est délaissée par les agriculteurs et l’industrie de la frite qui donne le la du marché.

Dans le très sérieux « État des lieux et scénarios à l’horizon 2050 » de la filière …

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