16min

Mister Crache

Covid 19 – Tests salivaires

COCOOK.jpg
Victoria Pacheco. CC BY-NC-ND.

2020. Année de tous les dangers. Face à la menace pandémique, les chercheurs sont sollicités pour développer des tests de dépistage. Le vice-recteur de l’Université de Liège se jette à corps perdu dans la bataille. Financé par les pouvoirs publics, son labo réalise des prouesses. Et il empoche le pactole. L’ULiège n’a jamais été aussi loin dans l’entrepreneuriat.

Mercredi 20 janvier 2021. Le conseil d’administration de l’Université de Liège vient de s’achever, par écran interposé. Fabrice Bureau a fait le point sur l’aventure des tests PCR et des collecteurs salivaires développés par l’Université depuis mars 2020. Le vice-recteur à la recherche sent-il que cette réunion constitue un tournant ?

Il avait bien préparé son speech et sa présentation. Vingt et une diapositives pour expliquer comment l’Université a fait preuve d’inventivité et de réactivité. Pour expliquer que ces tests, non seulement ont sauvé des vies, mais ont aussi permis d’empocher 13 millions d’euros en huit mois. Inespéré. « N’importe quel autre CA aurait sabré le champagne. »

Mais le CA n’a rien sabré. Il s’est cabré. Il est resté scotché sur la dia 19. Cette foutue dia 19 qui décortique la ventilation des recettes des tests. Qui reçoit quoi. Le conseil d’administration a posé des questions, demandé des compléments d’information. Près de trois heures de réunion. Vêtu de son éternel pull noir à col V, Fabrice Bureau est resté calme. Extrêmement poli, comme toujours. Mais il était quand même « un peu dégoûté ».

Laurent Gillet, son collègue-associé, est lui aussi dépité par la tournure des débats. « Il aurait mieux valu qu’on fasse des missiles… »

Dans les couloirs de l’université, on parle en effet de plus en plus d’enrichissement personnel, de moins en moins du nombre de personnes dépistées. « Ils ont l’impression de faire …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 2835 membres et 1691 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus