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Bruxelles-Propreté : agence à recycler

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L’éboueur public de la capitale, Bruxelles-Propreté, doit être réformé en profondeur. Des audits ont montré l’étendue des dégâts. Depuis 2018, l’agence est en faillite virtuelle. Pourtant, certaines de ses filiales sont largement bénéficiaires. Comment est-ce possible ? Parce que les politiques ont laissé faire.

De l’hôtel, la vue sur le lac est imprenable. « Le charme d’un château, le cadre d’un hôtel de luxe », vante la brochure qui évoque le confort des chambres, du restaurant surplombant le lac de Genval ainsi que les vertus du spa-fitness et du club bien-être. Sur les berges, on aperçoit les massifs d’iris jaune des marais, l’emblème tout indiqué de la Région bruxelloise.

« Un aménagement mariant à merveille héritage du passé et modernité », le directeur général (DG) de Bruxelles-Propreté, Vincent Jumeau, ne pouvait rêver meilleur cadre pour se poser et penser les défis futurs. L’ambiance 5 étoiles devait sans doute permettre à l’ensemble du comité de direction de l’agence régionale de souffler après une année compliquée. Peu importe si, à l’époque, en mai 2019, l’organisme public est virtuellement en faillite. « C’est un hasard si on s’est retrouvé-là, précise le DG. On a décidé cette mise au vert en dernière minute et c’était le seul endroit où il restait de la place. »

Avaient-ils quelque chose à fêter à quelques semaines des élections régionales de juin 2019 ? Le soulagement peut-être de voir s’achever une législature éprouvante pour l’agence ? Ou la perspective de voir arriver un nouveau ministre de tutelle ?

Mastodonte logistique et humain

À Bruxelles, tout le monde connaît Bruxelles-Propreté et ses camions qui sillonnent la ville au gré des tournées. À l’arrière, ses éboueurs aux gilets réfléchissants y montent et descendent au pas de course pour collecter les sacs blancs, bleus, jaunes et orange. Ordures ménagères, emballages PMC, papiers-cartons, …

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