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Ring d’Anvers : La communauté de l’anneau

ring-anvers

L'enjeu des négociations: créer la jonction Nord du ring d'Anvers (pointée par les personnages sur ce dessin), jusque-là inexistante.

Eliza Pepermans. CC BY SA.

La liaison Oosterweel. Méconnu en Belgique francophone, ce projet de plusieurs milliards d’euros destiné à boucler le ring d’Anvers est le plus grand laboratoire participatif du pays. Après une vingtaine d’années de luttes assassines, mouvements citoyens et acteurs politiques ont enterré la hache de guerre en mars 2017, pour construire ensemble un vaste plan de mobilité. Une saga sans fin…

Le 11 octobre 2009. Un millier de manifestants paradent dans les rues du nord d’Anvers. Certains portent des masques à gaz sur le visage, tous contestent le plan du gouvernement flamand : boucler le ring dans le nord d’Anvers avec un viaduc, appelé « Lange Wapper » (Grand Wapper) en référence à un légendaire géant anversois.

Ce pont, qui fait partie du « tracé BAM » (du nom de la société publique privée constituée en 2003), est beaucoup trop proche du centre-ville, selon les manifestants. Il augmenterait encore le nombre de véhicules sur le ring alors que l’air de la ville est déjà pollué par le port d’Anvers, ses usines pétrochimiques et le trafic autoroutier.

Un jeune à lunettes porte une pancarte « Fuck De Wapper ! » Sur les multiples ballons blancs qui tournoient à travers la foule, on peut lire « Ademloos » (à bout de souffle), le nom du mouvement citoyen à l’initiative de la manifestation et créé en 2008 par Wim van Hees, actif dans le monde de la pub, et Guido Verbeke, gynécologue. Ce groupe de citoyens militant pour une meilleure qualité de l’air est parvenu à récolter 66 000 signatures pour organiser une consultation populaire, communément appelée « référendum » : pour ou contre le « Lange Wapper » ?

L’idée d’une pétition a émergé à la suite de l’enquête publique publiée en juin 2009 où de nombreux riverains ont exprimé leur inquiétude : 17 102 lettres de réclamations ont été déposées contre ce …

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