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Grimper aux barreaux

Cul, intimité et galipettes

prison-sexe
Hugo Ruyant. CC BY.

En prison, depuis 2000, des salles dites VHS (visite hors surveillance) permettent aux détenus d’entretenir des relations intimes avec leur partenaire. Une mesure de réinsertion, où le sexe s’inscrit sur un planning.

« Deux heures, c’est trop court. On ne peut pas se jeter direct sur la partenaire. (…) Le temps de prendre des nouvelles de l’extérieur, se raconter ce qu’on fait de nos journées et toujours regarder sa montre. (…) Je ne vais pas lui dire : “Stop, allonge-toi pour faire l’amour” (…). » Si on n’avait pas lu ce témoignage de détenu avant de venir, on aurait à peine jeté un œil à l’horloge, plaquée au mur d’une des salles VHS de la prison de Beveren, en Flandre, que l’administration pénitentiaire a accepté de nous faire visiter.

Parce que pour le reste, on se croirait presque dans un catalogue Ikea, l’ambiance « son étouffé » et barreaux aux fenêtres en plus : une salle carrée, environ quatre mètres sur quatre, avec vue « grillagée » sur une petite cour arborée, spots lumineux intégrés au plafond, murs fraîchement peints, dont un en bleu – pour le côté « cosy » on imagine. Contre ce mur coloré, un lit deux places, sur lequel trône un filet à grosses mailles rempli de draps propres et d’un essuie de bain, que chaque détenu est prié de déballer en guise d’introduction à sa visite « intime » et de remballer après usage. Niveau mobilier : une table de « nuit », une lampe de chevet, des capotes, une petite table et deux chaises, un poste CD et quelques disques. La playlist va droit au but : « Love songs, volume4 » et une compil de …

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