1min

Vie et mort d’un sanglier

05jpg-000-sharp.png
Celine Gautier. CC BY-NC-ND.

Pendant près de 30 ans, un curieux sanglier flanqué du slogan « Une ardeur d’avance » annonçait aux automobilistes leur entrée dans le Luxembourg belge. Jusqu’au jour où Arlon, chef-lieu provincial, en a fait du saucisson. L’animal était né à Anvers en 1985.

Il nous faisait bondir, vacances après vacances, quand, entassés dans la Lada familiale, nous l’apercevions à hauteur de Wellin sur l’autoroute E411. Cet étrange sanglier vert sentait bon l’entrée dans le grand sud wallon, la promesse d’une descente en kayak ou l’imminence d’un plein d’essence. À Marche-en-Famenne, Benoît Coppée, directeur du fonds de capital-risque Investsud, qui soutient les PME dans la province de Luxembourg, nous raconte sa naissance : « En 1985, le gouverneur de la Province voulait sortir du cliché de la “merveilleuse terre de vacances” et attirer des investisseurs flamands, grâce à une vaste campagne de communication. » Investsud souhaite à l’époque « encourager cette énergie » et lui apporte son soutien financier.

Pour attirer le bon pognon flamand, ils choisissent IMS, une boîte de com anversoise qui a marqué les esprits avec ses campagnes « Flanders Technology » et « Mode c’est belge ». Parmi différentes propositions à base de gibier, c’est le sanglier pixellisé qui fait mouche. Ceux qui se souviennent de l’émission télé « Micro Défi », présentée par Thierry Luthers sur la RTBF, savent à quel point, dans les années 1980, le pixel, c’est l’avenir… « On a fait toute une campagne dans les villes flamandes pour montrer qu’on n’était pas un territoire de forêts et d’Indiens mais une terre d’entreprises », poursuit Benoît Coppée.

Une campagne avec un slogan qui claque. « On avait déjà “une … d’avance”. Quand on a lancé “ardeur”, ça a fait tilt. » On installe alors des …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3048 membres et 1691 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus