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École numérique : ombres au tableau

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David Evrard. Tous droits réservés.

Avec ses outils interactifs, l’école numérique nous a promis des jours merveilleux. Alors, les pouvoirs publics et les établissements ont investi. Reste deux détails : ces outils sont-ils vraiment efficaces ? Et, au fait, c’est quoi l’apprentissage du numérique ?

8h 55, un matin de décembre. Jonathan Valenzano ouvre la porte d’un local de l’Athénée royal Liège Atlas, vaste institution mélangeant général et technique de qualification, plantée sur le quai Saint-Léonard, en bord de Meuse. Au mur, un tableau blanc interactif (TBI) de deux mètres de diagonale. Dans une armoire, une batterie d’iPad pro. À 28 ans, Jonathan, professeur de mathématiques, fait office de meilleur abonné à la seule cyberclasse de l’école – et de geek patenté auprès de ses collègues. « On n’a pas acheté un tableau tactile, pour éviter que les élèves ne le touchent par inadvertance en entrant dans la classe et l’abîment. »

Point par point, Jonathan montre comment, par exemple, il se sert du tableau pour faire des exercices de vrai-faux en connexion directe avec les tablettes des élèves. Pour les fonctions de base, le logiciel fourni avec le TBI, ActivInspire, suffit. « Si je veux aller plus loin en mathématiques, il me faudra un autre logiciel, GeoGebra pour les créations géométriques. Le TBI demande de bien préparer le cours. J’ai moins de place pour l’improvisation : si j’explique un calcul étape par étape et qu’un élève demande une étape en plus, je vais être coincé : ce sera plus simple d’écrire en direct. »

Jonathan est convaincu des potentialités du numérique pour se « détacher du format papier, trop rigide ». Mais il ne s’ébahit pas trop devant son appareil. À peine avait-il lancé le TBI qu’il prévenait : le gros inconvénient, c’est …

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