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Statut d’artiste, l’avenir (2/2)

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Noémie Béchu. CC BY-NC-ND.

Début 2021, la réforme du bien mal nommé « statut d’artiste » sera sur la table de la Conférence interministérielle culture. L’enjeu est clair : il faut prendre en compte le temps de création non payé des artistes, leur rôle de moteur économique et réduire le nombre de jours de travail permettant l’accès à l’assurance chômage.

Le « statut » d’artistes (dont on a vu ici qu’il n’avait de statut que le nom) est une compétence du fédéral. Mais comme la culture dépend des communautés, les enjeux autour de la situation sociale des artistes sont discutés par la Conférence interministérielle (CIM) culture qui réunit fédéral et communautés. Depuis la mi-juillet 2020, elle devait, sous la présidence temporaire de Jan Jambon, le ministre flamand de la Culture, convier un « groupe de travail Artistes ».

Mi-novembre, pourtant, la réunion n’avait toujours pas eu lieu, et la ministre de la Culture francophone Bénédicte Linard (Ecolo) s’est engagée devant le parlement de la FWB à avancer sur le dossier dès début 2021, lorsqu’elle reprendrait la présidence de la CIM. Elle entend collaborer sur ce point avec Pierre-Yves Dermagne (PS), ministre fédéral de l’Emploi et du Travail.

Interviewée début novembre 2020 par Médor, Bénédicte Linard convenait que le « statut » n’était qu’un « ersatz qui ne tient pas compte des réalités du monde artistique. Dans la déclaration de politique générale du gouvernement, pour la première fois, on évoque la notion de révision du statut social des artistes. » Pour la ministre, cet enjeu doit rester une compétence du fédéral.

Elle espère qu’on puisse « tendre vers un revenu garanti pour les artistes. Un vrai statut qui puisse soutenir l’activité de création et non pas juste prendre en compte les prestations facturées. J’ouvrirais ce …

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