Des films qu’on ne verra plus

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À moins de trouver rapidement un happy end, une génération de films pourrait disparaître. Un défi colossal pour la Cinémathèque royale, l’une des plus belles collections au monde. L’une des plus floues et des plus menacées, aussi. Premier volet de notre trilogie sur le petit monde très confidentiel des archives.


En 1967, un jeune cinéaste new-yorkais peine à boucler le budget de son court-métrage et soumet son projet à Jacques Ledoux, le premier conservateur de la Cinémathèque royale de Belgique. Celui-ci flashe sur le scénario, finance les dernières bobines et sélectionne le court pour son festival avant-gardiste de Knokke. Le film remporte le premier prix. C’est l’excellent The Big Shave. De Martin Scorsese. Durant 40 ans, le conservateur emblématique amasse, parfois illégalement, les pépites du 7ème art. Dont les œuvres d’André Delvaux ou du cinéma belge d’avant-guerre (Henri Storck, Charles Dekeukeleire, Henri d’Ursel,…) que la Cinémathèque éditera en DVD sous-titrés en trois langues. Ou encore des copies d’œuvres internationales.

« Des studios hollywoodiens viennent même chercher ici certaines copies car elles sont en meilleur état que leurs originaux, vante un collaborateur de l’institution. Nous possédons aussi beaucoup de films non censurés. » En 2014, la Cinémathèque royale a sorti la version restaurée du chef-d’œuvre Le Jour se lève du réalisateur français Marcel Carné. Jean Gabin n’a pas changé mais Arletty s’y dévoile nue sous la douche. Une scène liquidée par la censure de Vichy lors de sa sortie en 1939. « On avait cette coupure ! »

Mais ce storytelling a du plomb dans l’aile. Malgré son changement de nom – ne dites plus « Cinémathèque royale de Belgique » mais …

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