Cindy, Raphaël et les pandas

Episode 2/3

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Nina Cosco.

Quand on doit passer par la procréation médicalement assistée (PMA) pour avoir un bébé, on ne pense qu’à ça. Le reste de la population, par contre, n’a aucune idée de ce que ça implique et des questions qui se posent. Comme celle-ci : on fait quoi des embryons en trop ?

Vous n’avez pas entendu parler de Cindy et Raphaël ? C’est que vous avez zappé l’épisode 1, à lire nécessairement avant celui-ci.

Presque 20 ans après avoir arrêté la pilule, Cindy croit voir une deuxième barre apparaître sur son test de grossesse. Les résultats de la prise de sang sont attendus par toutes les membres du groupe Facebook de soutien autour de la PMA qu’elle fréquente depuis plusieurs mois :

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Bingo ! Pour Cindy et Raphaël, cet embryon qui s’est accroché dès la première tentative de fécondation in vitro (FIV) est un miracle de la vie. « Il y a des gens qui se reproduisent très facilement, comme des lapins. Pour nous, c’est plutôt comme les pandas. »

Explication : les pandas n’ont qu’une très petite fenêtre de fertilité, chaque année. De plus, les mâles préfèrent souvent mâchouiller leur branche de bambou plutôt que de s’accoupler – ce qui n’est pas très malin.

Ils grandiront ailleurs

Le « petit panda » de Cindy et Raphaël n’a encore que quelques jours de vie intra-utérine mais, déjà, ses parents ont pris une décision : au bout du parcours, s’il leur reste des embryons congelés, ils les donneront à d’autres personnes en mal d’enfant.

Donc : un petit panda froid qui est, génétiquement, le frère ou la sœur du leur, pourrait être décongelé et transféré dans l’utérus d’une autre femme, qui n’arrive pas à avoir d’enfant avec ses propres ovocytes (le recul de l’âge de la maternité est la cause principale) et qui a également besoin d’un don de sperme (soit parce qu’elle …

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