Quoi qu’il en coûte

Episode 3/3

Pour donner aux intercommunales et aux villes wallonnes de nouvelles possibilités pour stocker les boues d’égouts, la Sogepa et les autorités régionales étaient-elles prêtes à fermer les yeux sur un risque environnemental et sur la santé des travailleurs ?

virginal-10.png

Combien d’argent public englouti dans un tel dossier de reconversion industrielle ? Pour tenter de sauver les papeteries de Virginal, la Région wallonne a dégagé 6,25 millions d’euros depuis les signaux d’alerte concordants sur la santé de l’entreprise allumés en 2016. Les quatre partis politiques habitués au pouvoir ont cautionné cette stratégie, confiée au « groupe Sogepa », tel que celui-ci se présente sur son site internet. Cette société publique est née dans les années 1980 pour coordonner l’aide à la sidérurgie, puis étendre son action à tous les dossiers économiques où l’État wallon croit utile d’intervenir dans le capital d’entreprises industrielles ou commerciales.


Depuis la faillite de Virginal Paper, en 2019, la Sogepa n’a guère communiqué à propos du processus de reprise, échaudée par les faux espoirs provenant de repreneurs du nord de l’Europe. À l’époque déjà, le front commun syndical avait vivement critiqué ce « manque de transparence ».

C’est pire aujourd’hui : les deux derniers rapports annuels de la Sogepa ne consacrent pas une ligne à la reconversion du site de Virginal. À lui seul, sa taille représente pourtant un sixième de l’effort d’assainissement de friches promis chaque année par le gouvernement régional. Tout au plus sait-on via des indiscrétions qu’il est question d’y installer un centre de traitement des boues. Mais aucune confirmation officielle à ce propos, ni info digne de ce nom.

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Il suffit de cliquer sur le bouton blanc, ci-dessous.

Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période découverte (bouton jaune) vous donne gratuitement accès à l’ensemble de nos articles durant 15 jours, sans engagement.

Ensuite, si vous estimez que notre travail journalistique indépendant (vous) est utile, vous pourrez toujours nous apporter votre soutien en vous abonnant. Merci

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3570 abonnés et 2103 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus