Qui veut tuer la FM ?
Les élu·es se questionnent
Tous les trois mois, Médor décortique une question parlementaire. Dans ce numéro, la disparition annoncée de la « bande FM ». Et la manie dans les parlements de poser des questions dont on connait la réponse.
Le 9 juin 2026, en Commission des Sports, de la Fonction publique et de la Simplification administrative, des Médias et de la tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement du Parlement de la Communauté française, il se passe ceci :
Le député MR Olivier Maroy pose une question orale à la mi­nistre des Médias, Jacqueline Galand (MR).
Titre : Avenir de la radio en Fédération Wallonie-Bruxelles
Objet : Un avant-projet de décret porté par la ministre des Médias pour une future extinction de la FM au profit des technologies numériques (DAB+). Le gouvernement serait autorisé à mettre fin au mode de diffusion analogique, pour toutes les radios en même temps, à condition qu’un nombre suffisant d’auditeurs et d’auditrices aient d’ici là basculé vers le DAB+.
Contexte : Ce texte a été soumis au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui a recueilli les nombreuses remarques du secteur de la radio et remis un avis. Globalement, les gros diffuseurs sont favorables à un arrêt de la FM (la diffusion conjointe en FM et en DAB+ leur coute un pont), mais réclament une réflexion plus large sur l’avenir de la radio. Les radios indépendantes demandent du temps et du soutien pour assurer le transfert vers le DAB+. Enfin, la Coordination des radios associatives et d’expression (CRAXX) s’oppose à un arrêt total de la FM.