« Le droit disparait quand on ne l’invoque plus »
Olivier Corten
Olivier Corten est un spécialiste du droit de la paix et de la sécurité internationale. Des thèmes mis à mal ces derniers temps alors que, de Gaza au Groenland, Donald Trump souffle le chaud et le froid à travers la planète. Que peut la Belgique dans ce tumulte entre petites et grandes nations ?
À gauche, sur la photo, le roi Philippe et Bart De Wever. Face à eux, Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio. Des drapeaux belges et américains tapissent l’arrière-fond de cette salle qui abrite des rencontres au sommet. Nous sommes à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026, en marge du Forum économique mondial. Le président des États-Unis a relancé ses ambitions d’annexer le Groenland, affirmant que seul son pays était capable de protéger ce territoire stratégique.
Il a finalement tempéré son discours en promettant de ne pas utiliser la force ni les pressions douanières sur des pays ayant osé envoyer des militaires au Groenland, parlant plutôt du cadre d’un futur accord sur cette terre aux confins de l’Arctique.
De cet échange entre « chefs » d’État belge et américain, qui n’aura duré que 15 minutes, rien n’a fuité. Si ce n’est cette anecdote : De Wever aurait laissé des documents sur place. Ses notes sur la bière préparées pour un évènement ultérieur organisé par des brasseurs belges. « Si Trump pense que “bière” est un nom de code pour Groenland, je risque de me réveiller demain dans une cellule en prison », avait ironisé notre nationaliste flamand de Premier ministre.
Pour un entretien prévu …