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Chauds chatons

Mouvement sexpo

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Liliya Nikolova. CC BY-NC-ND.

Des câlins à volonté dans le respect de chacun·e ?
Derrière la promesse du sexpo, il y a surtout la perspective
des relations humaines profondes et décomplexées.
Cet éden existe, certains l’ont vu.

Fin janvier, à l’étage d’un café proche de la Grand-Place de Bruxelles, une quinzaine de personnes sont venues causer de sexe. Pas n’importe lequel, pas n’importe comment. Le café Sex Positive permet aux curieux de poser des questions sur ce mouvement qui revisite le sexe collectif à l’ère post-MeToo. Un couple de trentenaires est là « par curiosité ». Chloé*, 37 ans, avoue que sa sexualité « est un champ de bataille, aliénée par le porno main­stream ». Elle aimerait « connecter son sexe et son cœur ». Karim*, 45 ans, issu d’un milieu très conservateur, espère quant à lui « briser les tabous ».

Tout le monde s’est présenté en commençant par ses pronoms, y compris la majorité de quadragénaires peu rompus à la coutume, le tout dans l’anglais approximatif du Bruxelles cosmopolite. « Heu… he/him, tente Karim en souriant. C’est la première fois que je fais ça. »

Friedjof, le quadra rasta qui modère la conversation, prévient d’emblée. « Si vous êtes venus pour participer à des orgies, vous risquez d’être très déçus. » Dans la typologie du Sex Positive World, le mouvement américain qui chapeaute le sexpo, les orgies appartiennent au niveau 4 – avec sexe pénétratif. Ces évènements sont rares au sein de la branche belge, où l’on préfère les évènements de niveau 2 (« sensuels ») tels que les ateliers de massages ou les soirées nues de jeux de société, et de niveau 3 (« sexy »), comme les massages tantriques en nudité, où « des orgasmes peuvent survenir, mais pas de façon intentionnelle ».

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