Gaufre qui roule
À Bruxelles, difficile de les rater : les camionnettes jaunes de Pascalino sont partout. Plantées à des carrefours clés, présentes par tous les temps, elles vendent glaces et gaufres depuis plus d’un demi-siècle. Peu de pub, pas de buzz, mais une présence tenace et familière.
Les camionnettes Pascalino ont la notoriété tranquille. Elles sont là, fidèles au poste, sans tapage. À Bruxelles, difficile de les rater : une silhouette au jaune un peu passé, plantée tous les jours, toute l’année à des endroits stratégiques. Place Royale, au pied de la Grande Roue à Poelaert, le long de l’avenue de la Toison d’Or ou au bois de la Cambre, en double exemplaire : côté kiosque avenue de Flore, et côté lac avenue des Genêts. Elles attendent, stoïques, qu’un passant cède à l’appel d’une gaufre ou d’une glace. Oui, même si beaucoup les associent aux gaufres, Pascalino, à la base, c’est une affaire de glaces. Et ça l’est toujours.
L’histoire commence au début des années 1960, quand Pascalino Cataldo arrive de la région de Campanie. Comme de nombreux Italiens en Belgique à cette époque, il commence littéralement sa vie professionnelle au charbon, dans la mine du bois du Cazier. Un an plus tard, il s’installe à Bruxelles, se marie et commence à vendre des glaces. Rien d’artisanal : il les achète chez un grossiste et les revend depuis sa camionnette, un Combi Volkswagen, en arpentant la ville. C’est modeste, mais surtout météo-dépendant. L’hiver, les économies gagnées durant la belle saison fondent. L’idée de vendre des gaufres selon la recette familiale maison arrive alors avec une évidence toute belge : pluie oblige, il faut une alternative chaude.
Miracle au diesel
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