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Traits de caractère

Peinture en lettres

Artisanat des siècles passés, la peinture en lettres refait surface sur les devantures de commerces. Qu’est-ce que cela nous enseigne ?

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Pauline Lecerf. Tous droits réservés

À l’entrée du quartier bruxellois des Marolles, côté Porte de Hal, le bien nommé bistro « Le Bistro » se démarque par une façade ocre patinée. Sur l’enseigne, les mots « Bières belges » et « petite restauration » ondulent en lettres gothiques, au-dessus de blasons de brasseurs et de verres peints à la main. « Ça, c’est un travail dont je suis particulièrement fière », se réjouit Nathalie Veit. À l’autre bout de la rue Haute, côté bowling, la vitrine d’une wasserette est décorée de caractères dodus, dégradés de bleu et blanc. Pour évoquer les bulles de savon ? « Non ». « Parce que ça ne m’amusait pas de peindre en blanc comme le demandait la cliente, ça n’a aucun caractère. »

Quelque part entre ces deux devantures, coincé entre un antiquaire et une fripe, se trouve l’atelier de Nathalie. Sa vitrine à elle, toute en volutes et nuances de marron, liste ses compétences : « Peinture à main levée, patines, décoration, trompe-l’œil, mosaïque, gravure sur verre ». Nathalie officie depuis 25 ans dans ce quartier commerçant, populaire et historique de la capitale. « Je n’ai pas peint toutes les devantures, mais j’en ai fait beaucoup. » Ses clients reflètent les Marolles dans leurs contrastes : restaurants, troquets, boutiques vintage et… Médor.

Entre le 26 mai et le 3 juin 2025, Nathalie Veit a dégainé les pinceaux et les peintures-émail pour colorer notre baie vitrée, sise rue Blaes. Un « Médor » jaune pétant ainsi que le sous-titre « média belge …

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