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FMI ou le choc des cultures

Chaque année, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) débarque en Belgique pour 15 jours. Objectif de cette visite : prendre la température de l’économie belge et formuler des recommandations aux autorités. Appliquées au forceps dans certains pays du monde, les recettes du FMI ont encore du mal à passer chez nous.

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Amina Bouajila. CC BY-NC-ND

C’est une journée comme on en voit peu en Belgique, de celles qui sèment la pagaille sur les routes et qui rendent de bonne humeur tous ceux qui ne doivent pas prendre la route ce jour-là. Après des mois de pluie et de grisaille, le pays s’est réveillé sous la lumière radieuse d’un beau soleil, avec 20 centimètres de neige par endroits. À Bruxelles, les bus patinent, les passants glissent et les touristes se prennent en photo sur le Mont-des-Arts. À quelques mètres de là, la Banque nationale espère que ces conditions climatiques exceptionnelles ne vont pas décourager les nombreux participants inscrits à son évènement de se déplacer.

La conférence qu’elle organise est aussi exceptionnelle qu’un jour de neige au Plat Pays. Jean-François Dauphin, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour la Belgique, est expressément venu de Washington pour exposer au public les conclusions de son dernier rapport. Comme pour tous les États membres du FMI, la Belgique fait l’objet d’un audit annuel, dans le cadre de l’article IV du traité fondateur de l’organisation. Chaque année et pendant deux semaines, une délégation passe au crible les comptes publics et rencontre tout ce que le pays compte d’institutions. Objectif de l’exercice : établir un diagnostic précis de l’état de santé macro-économique de la Belgique et formuler des re­commandations aux autorités.

Le dernier bulletin de l’élève « Belgique » n’est pas si mauvais, si l’on en croit l’exposé. « L’économie belge s’est montrée très résiliente face aux chocs des dernières …

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