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L’émoji, c’est jo-bar 🤪

emoticone
Hugo Dinër. CC BY-NC-ND.

Oui, l’émoticône est née en Belgique. Son inventeur, Marcellin Jobard, est un génie du XIXe tombé dans l’oubli. Aujourd’hui, c’est à Médor de remplir l’étagère à émojis…

  • Marcellin, es-tu là ?

  • Toc-toc-toc. Marcellin ? Si tu es là, envoie-moi 🤪😱😬.

  • Allez, Jobard ! ! !

Merde, l’inventeur de l’émoticône ne répond pas. Pourtant, on aurait bien tenté une interview d’entre les morts pour commencer ce sujet. On avait des raisons d’espérer. « Déjà dans les années 1840, il faisait tourner les tables », précise Marie-Christine Claes. Cette historienne de l’art à l’Institut royal du Patrimoine artistique est la spécialiste mondiale (et unique) de Marcellin Jobard, inventeur belge d’origine française, né en 1792 et mort en 1861 à Bruxelles. « À la fin de sa vie, il a sombré dans la folie, ça correspond à peu près au moment où il s’est véritablement plongé dans le spiritisme. Ça a sans doute ruiné sa réputation. » Résultat, aujourd’hui, plus personne ne connaît ce lithographe, photographe et journaliste belge. À part Marie-Christine Claes, donc, qui a eu la bonne idée de compléter la fiche Wikipédia de « l’émoticône » en ces termes : « C’est le Belge d’origine française Marcellin Jobard, lithographe et inventeur, qui, dans un texte du journal le Courrier belge du 11 octobre 1841, utilise la première émoticône pour figurer l’ironie. » L’ironie selon Jobard, ça ressemble donc à .

Pleurer de rire

Stop. Avant de continuer ce papier : existe-t-il encore ici-bas une personne ignorant ce qu’est une émoticône ? Disons-lui simplement ceci : 😂😂😂.

Ou montrons-lui ce qu’écrit Jobard, en 1842, pour expliquer son grand projet : « Si l’on trouvait le moyen d’exprimer à l’aide de trois ou quatre …

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