3min

Feu collectif

Ma vie en squat

Mon squat est un ancien terrain de foot, quelque part près de Liège. Il y a deux goals, toute une vie entre les lignes. J’aime ça. C’est crevant, parfois. Mais j’aime vivre auprès de gens qui me sourient.

Quelque part à Liège. Aux croisements de deux rues se trouve une barrière avec un sticker « Souriez, vous êtes filmés ». Après cette barrière, il y a un chemin qui longe un cimetière. Sur la gauche, en poursuivant, un bâtiment aménagé avec des grillages. Dans ce bâtiment, une salle de concert et une salle de boxe. Plus loin sur ce terrain à l’abandon, il y a un goal aménagé en bar avec une table. L’herbe est aplatie, il y a une petite scène et des sièges entièrement construits de palettes. Le chemin continue, tracé par le passage fréquent des voitures, et il tourne légèrement. Autour, l’herbe est beaucoup plus haute et sauvage. Une autre scène apparaît, plus grande, encore faite de palettes et de quelques barres de fer. Il y a aussi des camions, de toutes tailles.

Là, on arrive au deuxième goal. Des caravanes et des roulottes forment un arc qui donne sur une cuisine, toujours faites de palettes. Devant la cuisine, une terrasse, des canapés et des cailloux, accueillant le feu collectif des beaux jours. Pas loin, une autre cabane plus petite où l’on range les outils. À l’arrière, c’est la forêt où sont dissimulées des toilettes sèches traditionnelles et d’autres sur pilotis. Une petite collectivité habite sur cet ancien terrain de foot.

Quand nous sommes arrivés il y a quatre ans, il n’y avait rien mis à part de l’herbe. La première étape fut de débroussailler et de rendre l’endroit propre : le terrain avait été utilisé comme décharge. …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 2779 membres et 1715 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus