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La commune libre

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Émilie Gleason. Tous droits réservés.

Qui l’aurait cru ? C’est à Sambreville que la culture du logiciel libre dans les administrations communales est née. Et vingt ans après, elle se porte toujours bien.

Tout a démarré par « une frustration d’informaticien ». Celle de Joël Lambilotte, au début des années 2000, alors qu’il est à la barre du service informatique de Sambreville. Un audit du fonctionnement administratif de la commune pointe des problèmes de gouvernance : laps de temps démesuré entre les décisions du collège communal et leur mise en place, excès de « paperasserie », réponses à pas de tortue aux citoyens.

Les solutions informatiques des communes passent par des acteurs privés. Résultat : cela coûte cher, on ne peut pas adapter le service aux besoins et, au moindre pépin, personne ne sait ouvrir le logiciel pour le réparer.

« C’était du gaspillage d’argent public de payer chacun dans son coin des fournisseurs qui se retrouvaient en situation de monopole. Les communes ne sont pas concurrentes entre elles et ont des besoins similaires, donc ça me semblait logique qu’elles puissent mutualiser les coûts et les processus de développement informatique. C’est surtout valable pour les petites communes qui ont moins de moyens. »

L’intercommunale régionale

Chargé de faire évoluer l’informatique de Sambreville, Joël Lambilotte plonge dans un monde inconnu jusque-là : les logiciels libres.

Il découvre que l’Université de Namur, par exemple, a déjà les mains dans la culture libre. Les logiciels qu’on y développe ou améliore ont un code source ouvert. En pouvant modifier ce code, cela signifie que l’usager (qui doit s’y connaître quand même en codage) peut adapter le logiciel à ses besoins spécifiques.

Chemin faisant, Joël Lambilotte découvre Plone, un système de gestion et de publication de contenu …

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