13min

Cogito : Les derniers seront les deniers

Le business du soutien scolaire

rouage.jpg
Amélie Carpentier. CC BY-NC-ND.

Un enseignement rigide, des jeunes qui rament, des parents stressés. Ce cocktail a facilité l’apparition de sociétés commerciales de soutien scolaire. Parmi elles, on trouve Cogito. Pionnière du secteur, cette « société anonyme à finalité sociale » fondée par l’auteur libéral Drieu Godefridi n’hésite pas à monter haut dans les prix. Voici un business qui n’a peut-être pas fini de grandir.

Il s’agit d’un marché estimé à 2,1 milliards d’euros, dont 70 à 80 % sont « captés » par le travail au noir. Une bonne partie du reste, soit 250 millions d’euros, constitue la chasse gardée d’opérateurs commerciaux dont les « leaders » devraient voir leur chiffre d’affaires grimper de 4 % en moyenne par an d’ici à 2022. Vous pensez à la construction ? À l’Horeca ? Détrompez-vous. Il s’agit du secteur du soutien scolaire privé. En France du moins. Car ces chiffres émanent du Xerfi, un institut « spécialisé dans l’analyse économique sectorielle en France et à l’international », et ne concernent que nos voisins. Pour la Belgique, malgré sa vocation « internationale », le Xerfi ne dispose d’aucune information.

Dommage. Voilà pourtant près de vingt ans que des opérateurs commerciaux de soutien scolaire font partie du paysage économique belge. « Le secteur est non documenté en Belgique, mais il semble que cela augmente », constate Vincent Vandenberghe, professeur d’économie à l’UCLouvain. My Sherpa (constituée en 2006), Admitis (2007), Student Academy (2013), Réussit’School (lancée par Knowledge Fusion, une société constituée en 2015), Learn Up (2019) : ils sont effectivement de plus en plus à tenter de se faire une place au soleil. Pourtant, ils ont presque tous été précédés par une société : Cogito.

Créée en 2001, Cogito n’est cependant pas née sur un terrain vierge. En Belgique, les cours particuliers, dispensés le plus souvent au noir, font partie du paysage de l’enseignement depuis des décennies. Confrontés …

Merci pour votre curiosité

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c'est un cadeau. Nous voulons que Médor touche le plus large public possible. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3082 membres et 1662 coopérateurs

Médor est un média indépendant. Notre site ne contient pas de pub. Toutefois, il utilise quelques cookies pour faciliter son utilisation. Lisez notre politique de cookies pour en savoir plus.
En savoir plus