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« Laissez-nous parler ! »

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Lydie Nesvadba. Tous droits réservés.

Betel Mabille lutte sur tous les fronts de la discrimination : antiraciste, anticapitaliste, féministe décoloniale. Elle dit s’inspirer d’idées anarchistes. À 28 ans, la militante et formatrice, dont la notoriété reste discrète, entend combattre « les systèmes d’exclusion » à l’œuvre dans notre société.

« J’écris pour que nos histoires soient racontées. Pour que les Blancs essaient de comprendre », publie Betel Mabille sur les réseaux sociaux. En colère ou impuissante face à « la domination des privilégiés », elle prend la parole pour rappeler que sa lutte face aux injustices est un fardeau quotidien. Car son identité de femme noire minorisée se trouve à l’intersection de multiples discriminations. « Parfois trop noire » ou « pas assez hétéro », elle a mis du temps pour trouver sa place. À 5 mois, cette native d’Éthiopie adoptée par des parents blancs arrive en Belgique. À l’adolescence, elle se découvre bisexuelle et intègre des collectifs LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). Après un bachelier en sexologie et un master en études de genre (le premier en Belgique, cofondé par les six universités francophones belges), la Namuroise jongle aujourd’hui entre son poste de formatrice chez BePax, asbl d’éducation permanente antiraciste, et celui de chroniqueuse engagée du média citoyen Tout va bien. Dans un mélange surprenant de rage et de pédagogie, elle explique sa vision « de la révolution ». Pour elle, il faut remettre en question nos privilèges pour abolir les systèmes d’exploitation.

Médor. « Le simple fait d’être la Noire de service me pèse. » C’est ce que vous écrivez sur Facebook dans une Lettre à mes ami·e·s, amant·e·s, lovers blanc·he·s, fortement relayée. Quel est l’impact …

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